Pour les soldats US, le chemin du retour peut s’avérer très dangereux
le 21 février 2004 à 00h00
Après un an de combats sur les terres rebelles à l’ouest et au nord de l’Irak, le chemin du retour vers les États-Unis peut s’avérer comme la mission la plus dangereuse pour ces soldats américains qui s’apprêtent à quitter la zone de combat pour rejoindre le Koweït.
Sur des routes encombrées de convois qui se dirigent vers le sud, il ne fait aucun doute que leurs ennemis les observent et feront tout pour planter des explosifs ou pour tendre une embuscade.
Après le plus grand déploiement de troupes américaines depuis la guerre du Vietnam, les soldats, ravis de quitter leur cantonnement de fortune et de retrouver leurs proches, sont souvent les plus vulnérables.
Avec au total quelque 200 000 hommes qui entrent ou sortent du triangle sunnite au nord et à l’ouest de la capitale, il s’agit de la plus grande rotation de l’histoire américaine.
Les unités de combat et de soutien doivent voyager durant deux jours vers le sud. Au cours de réunions et préparatifs, les officiers tentent d’inculquer à leurs hommes qu’ils ne sont pas à l’abri du danger.
Au cours d’une réunion, le lieutenant Anthony Debelak répertorie à l’aide d’un projecteur les dangers menaçant les soldats : voiture piégée, explosifs, roquette antichar et armes automatiques.
Sur une carte routière sont inscrits les lieux des attaques de la guérilla le mois dernier, un cercle vert marque les endroits où des explosifs ont été trouvés et un cercle rouge ceux où les explosions ont eu lieu.
Sur la route allant vers la capitale, un grand nombre de cercles figurent aux principales intersections sur le périphérique où les rocades offrent aux attaquants des lieux appropriés pour attaquer.
Au-dessous, se trouve la « région chiite, des gens qui nous aiment », note joyeusement Debelak. Mais même là-bas, il faut se montrer prudent, car des convois ont été attaqués entre Nassiriyah et Bassora.
Alors qu’elle répète la manière de réagir à une attaque à l’explosif, la soldate Jennifer Ogdon reconnaît une certaine appréhension. « C’est vrai, j’ai un peu peur car c’est le dernier voyage. Ça fait 355 jours que je suis là, ce n’est pas le moment d’être touchée », dit-elle.
Les 50 soldats vont faire route à bord d’un convoi de 21 véhicules, avec neuf soldats en éclaireurs à bord de trois voitures pour sécuriser les ponts et autres endroits dangereux. Les véhicules doivent être espacés de 100 mètres à cause des engins explosifs. Les convois circulent à 65 km à l’heure et ne doivent pas se laisser dépasser par des véhicules civils par crainte d’une voiture piégée.
Après un an de combats sur les terres rebelles à l’ouest et au nord de l’Irak, le chemin du retour vers les États-Unis peut s’avérer comme la mission la plus dangereuse pour ces soldats américains qui s’apprêtent à quitter la zone de combat pour rejoindre le Koweït.
Sur des routes encombrées de convois qui se dirigent vers le sud, il ne fait aucun doute que leurs ennemis les observent et feront tout pour planter des explosifs ou pour tendre une embuscade.
Après le plus grand déploiement de troupes américaines depuis la guerre du Vietnam, les soldats, ravis de quitter leur cantonnement de fortune et de retrouver leurs proches, sont souvent les plus vulnérables.
Avec au total quelque 200 000 hommes qui entrent ou sortent du triangle sunnite au nord et à l’ouest de la capitale, il s’agit de la plus grande...
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