MUSIQUE
Création mondiale de « Stanze »,
une œuvre posthume de Luciano Berio
le 26 janvier 2004 à 00h00
L’Orchestre de Paris, dirigé par l’Allemand Christoph Eschenbach a créé, au Théâtre Mogador à Paris, une œuvre posthume, Stanze, du compositeur italien Luciano Berio, mort en 2003. La veuve du compositeur était, pour cette création mondiale, au premier rang de l’assistance, avec, à ses côtés, le compositeur et chef d’orchestre français Pierre Boulez et l’architecte Renzo Piano auquel Stanze est dédiée et qui, avant son exécution, a évoqué brièvement Luciano Berio, « architecte de l’impossible ».
Cette partition de quelque 25 minutes pour baryton, trois chœurs d’hommes (dispersés en divers points de la scène) et orchestre qui est une commande de l’Orchestre de Paris, est empreinte d’une certaine gravité. Elle a été écrite et achevée par le compositeur alors malade.
Luciano Berio avait esquissé le profil de Stanze (pièces) dans un texte bref : « Surtout pas des stances ou des strophes d’une chanson ancienne », mais de véritables « chambres » (stanza en italien), chacune habitée par une poésie différente de Paul Celan, Giorgio Caproni, Edoardo Sanguineti, Alfred Brendel et Dan Pagis, « qui évoque, précisait-il, une image ironique, souffrante ou détachée d’un autre et d’un ailleurs innommables ». Les textes chantés par le baryton (l’Allemand Dietrich Henschel), grâce à une intonation unie et syllabique, sont compréhensibles de l’auditeur. Aux trois chœurs masculins (le Chœur de l’armée française) est confiée la tâche d’amplifier les sonorités des paroles dont certaines syllabes sont décomposées. La disposition de l’orchestre en trois groupes équilibrés avec trois percussionnistes et trois saxophones, est aussi originale et contribue, comme l’éclatement des chœurs, à des effets de spatialisation de Stanze qui devraient varier selon les lieux où la partition est jouée.
L’Orchestre de Paris, dirigé par l’Allemand Christoph Eschenbach a créé, au Théâtre Mogador à Paris, une œuvre posthume, Stanze, du compositeur italien Luciano Berio, mort en 2003. La veuve du compositeur était, pour cette création mondiale, au premier rang de l’assistance, avec, à ses côtés, le compositeur et chef d’orchestre français Pierre Boulez et l’architecte Renzo Piano auquel Stanze est dédiée et qui, avant son exécution, a évoqué brièvement Luciano Berio, « architecte de l’impossible ».
Cette partition de quelque 25 minutes pour baryton, trois chœurs d’hommes (dispersés en divers points de la scène) et orchestre qui est une commande de l’Orchestre de Paris, est empreinte d’une certaine gravité. Elle a été écrite et achevée par le compositeur alors malade.
Luciano Berio avait...
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