L’affaire Johnny Hallyday, accusé de viol par une hôtesse sur un yacht à Cannes en 2001, s’est enrichie mercredi d’un nouvel épisode : le revirement d’un témoin quelques jours après l’embarrassant aveu de la plaignante sur un document antidaté.
L’un des deux marins présents sur l’Irina dans la nuit du 28 au 29 avril 2001 a reconnu lundi devant les juges niçois avoir produit un faux témoignage sans toutefois livrer d’explications, a indiqué une source proche de l’enquête.
Aux policiers de la PJ, depuis dessaisis, il avait indiqué en mai 2003 avoir entendu le chanteur réclamer un sandwich à l’hôtesse le soir du viol présumé. « Il a reconnu lundi qu’il dormait en fait ce soir-là, qu’il n’a rien entendu », selon cette source.
Pour Me David Rebibou, l’un des conseils de Marie-Christine Vo, « un témoin direct a menti sous influence. La question est de savoir qui a donné l’ordre et pourquoi. »
« S’il y a eu faux témoignage, il faudra envisager des poursuites », a pour sa part déclaré le procureur Éric de Montgolfier qui avait ouvert le 3 mars 2003 une information judiciaire contre X pour « viol, menaces sous conditions et appels téléphoniques malveillants ».
Mais le témoignage de Marie-Christine Vo, qui n’a déposé plainte qu’un an après les faits présumés, n’est pas non plus exempt d’interrogations. Elle a ainsi reconnu, début février, avoir antidaté « de bonne foi » un certificat médical mentionnant des ecchymoses à la tête daté du 3 mai 2001, alors qu’il aurait été établi le 16 octobre 2001, soit 5 mois après les faits présumés.
Elle a également avoué avoir demandé à un radiologue d’antidater un compte-rendu de radiographies.
Pour Me Gilles-Jean Portejoie, l’avocat du chanteur entendu en qualité de témoin assisté en novembre 2003, ces faits « entachent la crédibilité de la partie civile et relèvent de la qualification pénale ».
Prudent, le procureur de Montgolfier appelle à « se garder de conclusions hâtives » et « s’interroge sur l’intérêt de savoir si ce faux entraîne un préjudice ou non ».
Pour ajouter à la pesanteur du dossier qualifié « d’épouvantable » par une source judiciaire, une guérilla d’avocats fait rage en contrepoint. Me Daniel Vaconsin, le premier avocat de la star aujourd’hui sorti du dossier, est visé par une plainte pour subornation de témoins déposée en juin 2003 par un proche de l’hôtesse qui accuse l’avocat d’avoir exercé des pressions à son endroit.
Me Vaconsin, qui avait embauché un détective privé pour sonder prétendument les intentions de l’hôtesse, soutient quant à lui qu’un mystérieux interlocuteur, qui aurait été mandaté par la jeune femme, a tenté de monnayer le retrait de sa plainte. Me Portejoie, qui a succédé à Me Vaconsin, a contre-attaqué en déposant plainte fin juillet 2003 à Nice pour dénonciation calomnieuse et à Paris pour tentative de chantage et extorsion de fonds.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’affaire Johnny Hallyday, accusé de viol par une hôtesse sur un yacht à Cannes en 2001, s’est enrichie mercredi d’un nouvel épisode : le revirement d’un témoin quelques jours après l’embarrassant aveu de la plaignante sur un document antidaté.
L’un des deux marins présents sur l’Irina dans la nuit du 28 au 29 avril 2001 a reconnu lundi devant les juges niçois avoir produit un faux témoignage sans toutefois livrer d’explications, a indiqué une source proche de l’enquête.
Aux policiers de la PJ, depuis dessaisis, il avait indiqué en mai 2003 avoir entendu le chanteur réclamer un sandwich à l’hôtesse le soir du viol présumé. « Il a reconnu lundi qu’il dormait en fait ce soir-là, qu’il n’a rien entendu », selon cette source.
Pour Me David Rebibou, l’un des conseils de Marie-Christine Vo,...