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Actualités - Chronologie

Chine Pékin veut avoir le dernier mot sur la démocratisation de Hong Kong

Le mouvement pour une démocratisation de Hong Kong a subi hier un revers avec une fin de non-recevoir de Pékin à des élections directes dans un avenir proche. Trois jours de discussions à Pékin entre le pouvoir communiste et une délégation du gouvernement de Hong Kong chargée d’étudier la possibilité de réformes constitutionnelles ont débouché sur un rappel à l’ordre : la démocratie devra attendre malgré d’importantes manifestations populaires dans l’ex-colonie britannique pour l’introduction du suffrage universel dès 2007. « Le degré élevé d’autonomie de Hong Kong signifie un gouvernement autonome sous autorisation du gouvernement central. Le système politique de Hong Kong doit correspondre au statut légal de Hong Kong comme région administrative placée directement sous (l’autorité) du gouvernement central », a rapporté l’agence officielle Chine nouvelle. Le territoire est revenu sous souveraineté chinoise en 1997, dans le cadre du principe « un pays, deux systèmes », où Hong Kong conserve son économie capitaliste mais sous le contrôle du régime communiste. La déclaration de Chine nouvelle souligne que la souveraineté de Pékin prévaut sur l’autonomie de Hong Kong et que l’ex-colonie doit être gouvernée par les « patriotes ». Un important mouvement pour la démocratie est apparu l’an dernier pour réclamer une accélération du processus avec l’élection au suffrage universel du prochain chef de l’Exécutif en 2007 et de l’intégralité des députés un an plus tard. Les difficultés économiques aggravées par la crise du SRAS, l’impopularité du chef du gouvernement actuel, Tung Chee-hwa, et un projet de loi sécuritaire réclamé par Pékin ont gonflé les rangs de l’opposition démocratique. La prochaine échéance électorale se situe en septembre, avec le renouvellement du Parlement local. « Les démocrates doivent chercher à avoir un impact d’autant plus grand aux élections de la législature, et si nous remportons une majorité, Pékin ne pourra pas nous ignorer », a déclaré un membre du Parti démocrate, l’ex-député Lee Wing-tat. Le politologue Joseph Cheng estime de son côté que la position de Pékin sur Hong Kong est bloquée par la question de Taïwan, dont la Chine craint qu’elle ne finisse par déclarer formellement l’indépendance.
Le mouvement pour une démocratisation de Hong Kong a subi hier un revers avec une fin de non-recevoir de Pékin à des élections directes dans un avenir proche.
Trois jours de discussions à Pékin entre le pouvoir communiste et une délégation du gouvernement de Hong Kong chargée d’étudier la possibilité de réformes constitutionnelles ont débouché sur un rappel à l’ordre : la démocratie devra attendre malgré d’importantes manifestations populaires dans l’ex-colonie britannique pour l’introduction du suffrage universel dès 2007.
« Le degré élevé d’autonomie de Hong Kong signifie un gouvernement autonome sous autorisation du gouvernement central. Le système politique de Hong Kong doit correspondre au statut légal de Hong Kong comme région administrative placée directement sous (l’autorité) du...