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Actualités - Chronologie

Sri Lanka La crise s’envenime à Colombo après la prolongation du mandat présidentiel

Le Sri Lanka s’enfonçait dans la crise hier, après la décision de la présidente, rejetée par le gouvernement, de prolonger son mandat d’un an, alors que le pays est déjà paralysé par une confrontation entre les deux chefs de l’exécutif. « Ce degré d’arrogance est inacceptable. Quiconque exerce des responsabilités publiques ne peut décider de manière arbitraire et capricieuse la date de fin de son mandat », a déclaré le porte-parole du gouvernement, au lendemain de la décision annoncée par la présidente. « Nous ne reconnaissons aucun argument légal justifiant qu’elle s’accorde une année de plus au pouvoir », a ajouté le porte-parole, qui est aussi ministre des Affaires constitutionnelles. Mme Chandrika Kumaratunga a surpris en annonçant à la télévision mardi soir que son mandat expirait fin 2006 et non en décembre 2005 comme prévu, arguant d’une seconde cérémonie d’investiture - tenue jusque-là secrète - ayant eu lieu en 2000, pour un mandat de six ans, son second et théoriquement dernier. Elle a expliqué que la première cérémonie, tenue fin 1999 sitôt après sa réélection, n’était pas valable car elle avait eu lieu sous la pression pour démontrer qu’un attentat des rebelles tamouls, qui lui avait coûté un œil quelques jours plus tôt, ne l’empêchait pas de gouverner. « Le pays est parti pour une période de chaos politique. L’annonce de la présidente va élargir le fossé entre les deux principaux partis politiques du pays », a commenté un législateur tamoul. Un duel pour le pouvoir oppose déjà depuis plusieurs mois Mme Kumaratunga à son rival, le Premier ministre Ranil Wickremesinghe. La crise ouverte en novembre a eu pour conséquence le gel du processus de paix avec la guérilla tamoule, un conflit qui a fait plus de 60 000 morts en vingt ans. Des juristes ont estimé que ce rebondissement allait ouvrir un nouveau débat constitutionnel mais qu’une décision finale appartenait au juge suprême, nommé personnellement par la présidente. La Constitution confère aussi une immunité à la présidente jusqu’à la fin de son mandat.
Le Sri Lanka s’enfonçait dans la crise hier, après la décision de la présidente, rejetée par le gouvernement, de prolonger son mandat d’un an, alors que le pays est déjà paralysé par une confrontation entre les deux chefs de l’exécutif.
« Ce degré d’arrogance est inacceptable. Quiconque exerce des responsabilités publiques ne peut décider de manière arbitraire et capricieuse la date de fin de son mandat », a déclaré le porte-parole du gouvernement, au lendemain de la décision annoncée par la présidente. « Nous ne reconnaissons aucun argument légal justifiant qu’elle s’accorde une année de plus au pouvoir », a ajouté le porte-parole, qui est aussi ministre des Affaires constitutionnelles.
Mme Chandrika Kumaratunga a surpris en annonçant à la télévision mardi soir que son mandat expirait fin 2006...