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Actualités - Chronologies

Le père d’un kamikaze laisse éclater sa colère contre le Jihad islamique

Le 3 janvier, Amjad al-Masri a été tué par l’armée israélienne en lançant des pierres. Dimanche, son frère Iyad, 17 ans, parti le venger, a été déchiqueté par l’explosion de la charge qu’il transportait. Emporté par la douleur, leur père, Bilal al-Masri, laisse éclater sa colère contre le Jihad islamique. Un interlocuteur anonyme se réclamant de ce mouvement radical a en effet affirmé dimanche qu’Iyad al-Masri « a trouvé le martyre alors qu’il était en route pour perpétrer une opération martyre ». Ayant perdu deux de ses cinq enfants – quatre garçons et une fille – en huit jours, M. Masri, 45 ans, littéralement bouleversé par cette tragédie, ne mâchait pas ses mots hier à l’égard du Jihad en recevant les condoléances. « Le sang de mon fils a coulé pour rien », soupire-t-il tristement. « Nous sommes très très amers à l’égard de la partie qui l’a envoyé commettre un attentat alors que Naplouse est encerclée par l’armée israélienne et que des soldats sont déployés partout en Cisjordanie », fulmine le père, un comptable au chômage. « Mon fils ne connaît rien en dehors de Naplouse et ne sait même pas où se trouve Jinsafout (le village où Iyad est mort près de la colonie juive de Karnei Shamron). Ceux qui l’ont envoyé n’ont pas tenu compte des sentiments de sa mère et du reste de sa famille qui a perdu un autre fils il y a quelques jours », ajoute ce petit homme frêle. Selon un cousin d’Iyad, ce dernier, bien que très actif contre l’armée israélienne depuis le début de l’intifada, ce qui lui a valu d’être blessé à six reprises, n’appartenait à aucun groupe politique. « Depuis le martyre de son frère, il était extrêmement triste et pensif. Il lisait beaucoup le Coran », raconte son père. Il a laissé entendre à sa famille qu’il allait commettre un attentat-suicide. « En voyant sa mère pleurer Amjad tout le temps, il lui a demandé il y a quelques jours de garder des larmes pour les verser quand lui sera mort », affirme M. Masri. Des habitants du village de Jinsafout ont affirmé que le kamikaze « s’était perdu » dans leur village. « Il a demandé le nom du village et comment se rendre vers Qalandya », un barrage israélien à l’entrée nord de Jérusalem. À peine avait-il emprunté un chemin de terre pour partir du village que la charge qu’il transportait a explosé, déchiquetant son corps, selon la même source. Aucun objectif israélien ne se trouvait à proximité. Les lambeaux de chair ont été ramassés et enterrés à Jinsafout par des villageois.
Le 3 janvier, Amjad al-Masri a été tué par l’armée israélienne en lançant des pierres. Dimanche, son frère Iyad, 17 ans, parti le venger, a été déchiqueté par l’explosion de la charge qu’il transportait. Emporté par la douleur, leur père, Bilal al-Masri, laisse éclater sa colère contre le Jihad islamique. Un interlocuteur anonyme se réclamant de ce mouvement radical a en effet affirmé dimanche qu’Iyad al-Masri « a trouvé le martyre alors qu’il était en route pour perpétrer une opération martyre ». Ayant perdu deux de ses cinq enfants – quatre garçons et une fille – en huit jours, M. Masri, 45 ans, littéralement bouleversé par cette tragédie, ne mâchait pas ses mots hier à l’égard du Jihad en recevant les condoléances. « Le sang de mon fils a coulé pour rien », soupire-t-il tristement. «...