DEVISES
La livre égyptienne « flottante » continue à s’enfoncer
le 05 février 2004 à 00h00
Plus d’une année après son décrochage par rapport au dollar, la livre égyptienne « flottante » continue à s’enfoncer face aux devises étrangères, malgré l’annonce par les autorités des premiers frémissements d’une reprise de la croissance.
Elle s’échange actuellement à 6,18 EGP pour un dollar dans les banques et à 7 EGP pour un dollar sur le marché noir. L’écart est de 13 % environ entre les deux marchés. Ce décrochage s’est traduit par un regain d’inflation, qui s’afficherait à deux chiffres, mais le taux effectif fait encore l’objet d’évaluations contradictoires entre experts. La flambée des prix pèse lourd sur la consommation populaire, malgré l’attention portée par les autorités au respect des tarifs des produits de base.
En laissant flotter sa devise nationale, le gouvernement tablait sur un alignement du marché noir sur le marché officiel, mais les transactions informelles sur la devise américaine restent plus actives que jamais.
Les autorités ont même dû intervenir énergiquement en interdisant aux banques les transactions en dinars irakiens et en mettant en garde contre la spéculation sur une « monnaie inconvertible pour longtemps », pour tenter, en vain semble-t-il, de calmer la fièvre du « dinar Bremer » qui s’est saisie des épargnants.
Cependant, les craintes d’une « dollarisation » irrépressible de l’économie égyptienne se font de plus en plus vives, malgré les puissants moyens d’intervention dont disposent les autorités pour contrer une telle évolution. Mais la Banque centrale et les banques privées et publiques ne semblent pas s’accorder sur les remèdes, alors que le gouvernement observe une prudente expectative.
Celles-ci craignent qu’il ne se traduise par une augmentation des taux d’intérêt, n’entrave leurs investissements et ne stoppe net la reprise balbutiante, aggravant ainsi le chômage, qui touche déjà 9 millions de personnes au moins.
Les banques, qui affirment être « trop liquides » en monnaie égyptienne, ne souhaitent pas attirer plus de fonds en livres.
Plus d’une année après son décrochage par rapport au dollar, la livre égyptienne « flottante » continue à s’enfoncer face aux devises étrangères, malgré l’annonce par les autorités des premiers frémissements d’une reprise de la croissance.
Elle s’échange actuellement à 6,18 EGP pour un dollar dans les banques et à 7 EGP pour un dollar sur le marché noir. L’écart est de 13 % environ entre les deux marchés. Ce décrochage s’est traduit par un regain d’inflation, qui s’afficherait à deux chiffres, mais le taux effectif fait encore l’objet d’évaluations contradictoires entre experts. La flambée des prix pèse lourd sur la consommation populaire, malgré l’attention portée par les autorités au respect des tarifs des produits de base.
En laissant flotter sa devise nationale, le gouvernement...
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