Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Hommage Antoine Baroud, ou le sens de la justice et de l’équité

Par Hassan RIFAAT* Il y a un an, Antoine Baroud nous quittait. Il appartient désormais , pour les justiciables qui l’ont approché, à la mémoire du Palais de justice. Ils ont ainsi vu, à l’œuvre, la rigueur et la modestie que seuls génèrent un grand savoir et une profonde connaissance des réalités contentieuses. Les magistrats qui ont travaillé à ses côtés ou sous sa présidence ont pu percevoir, parfois, l’inquiétude de l’honnête homme devant la dureté d’une solution livresque, que devrait tempérer le sens de la justice et de l’équité. Justice et équité que son expérience et sa profonde culture juridiques l’autorisaient à manier, avec doigté et justesse dans la réflexion. En dehors du cercle des personnes liées au Palais de justice et qui ont connu l’éminent magistrat, il y a ceux qui ont pu connaître l’homme : dans la splendeur des années passées au service de l’État de droit et, plus tard, dans le silence de sa retraite à Jeïta, le président Antoine Baroud a pu reconnaître ceux que n’attiraient ni les services qu’il pouvait leur rendre en toute légalité, auprès des services de l’État, ni l’éclat et l’immense prestige qu’il a pu donner aux postes qu’il a occupés. C’est le fils de la montagne, fidèle et ouvert à tous, que venaient voir les voisins, les fils de Jeïta ou d’ailleurs. Fort peu nombreux sont ceux qui ont connu le vrai visage du président Baroud, sa modestie et sa propension à remettre en question les connaissances qui semblaient acquises, une fois pour toutes. Malgré les moments d’éclipse, au plan des réalités, il a toujours cru que les miracles étaient possibles et les renouveaux, toujours en gestation. La vie continue. Évidemment. D’autres lumières se sont éteintes. Toutefois, la joie du devoir accompli, ici ou là, à contrer le laisser-aller. L’espérance s’oppose avec entêtement au défaitisme. Continuant une tendance vécue par de grands magistrats, parmi lesquels le président Antoine Baroud occupe une grande place, la relève promet d’éclatants lendemains. * M. Hassan Rifaat a commencé sa carrière de magistrat au Conseil d’État, comme juge au service des avis puis au Contentieux, présidés alors par M. Antoine Baroud. Nommé, par la suite, directeur général de la Justice, puis président de l’Inspection centrale, M. Rifaat a maintenu, avec M. Baroud, devenu président du Conseil d’État, des relations continues.
Par Hassan RIFAAT*

Il y a un an, Antoine Baroud nous quittait. Il appartient désormais , pour les justiciables qui l’ont approché, à la mémoire du Palais de justice.
Ils ont ainsi vu, à l’œuvre, la rigueur et la modestie que seuls génèrent un grand savoir et une profonde connaissance des réalités contentieuses. Les magistrats qui ont travaillé à ses côtés ou sous sa présidence ont pu percevoir, parfois, l’inquiétude de l’honnête homme devant la dureté d’une solution livresque, que devrait tempérer le sens de la justice et de l’équité.
Justice et équité que son expérience et sa profonde culture juridiques l’autorisaient à manier, avec doigté et justesse dans la réflexion.
En dehors du cercle des personnes liées au Palais de justice et qui ont connu l’éminent magistrat, il y a ceux qui ont...