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Triplé des Autrichiennes dans le super-G de Megève Meissnitzer lauréate, Montillet termine quatrième

L’Autrichienne Alexandra Meissnitzer, victorieuse hier à Megève du Super-G comptant pour la Coupe du monde dames de ski alpin, a attendu presque cinq ans pour renouer avec la victoire, alors que les Françaises ont réussi un tir groupé mais au pied du podium. La renaissance de Meissnitzer a été rehaussée par un podium entièrement autrichien, avec Renate Goetschl (2e à 21/100) et Michaela Dorfmeister (3e à 42). « Ce n’est pas facile d’être battue chez soi par trois Autrichiennes. J’ai peut-être trop assurée. Je n’ai pas été assez gourmande. Malgré tout j’ai ressenti de bonnes sensations », a expliqué Montillet, quatrième à 56/100es de Meissnitzer. Distancée sur le haut, où Meissnitzer et Goetschl ont fait la différence, l’Iséroise n’a pas été capable de refaire son retard sur la partie de glisse. Mélanie Suchet, handicapée par son dossard numéro 3, a néanmoins réalisé sa meilleure performance (7e) dans la discipline depuis trois saisons. « Ce classement est une étape vers de meilleures places », a souligné pour sa part Jacquem. « C’est un immense soulagement », s’est exclamée Meissnitzer, dont la dernière victoire en Coupe du monde datait du 10 mars 1999 en Sierra Nevada, au terme d’une saison somptueuse. Meissnitzer avait non seulement remporté haut la main la Coupe du monde générale, mais aussi deux médailles d’or aux Mondiaux de Vail (États-Unis), en Super-G et en slalom géant. Puis, la reine s’était gravement blessée au genou gauche (ligaments, ménisque) au début de la saison suivante, à Lake Louise (Canada). Revenue fin 2000, la double championne du monde avait été contrainte de passer à nouveau sur la table d’opération. « Dans mon entourage, on disait : “Elle est encore dans les meilleures, mais elle ne gagne plus.” Moi-même je commençais à douter. Cet été, j’ai pu effectuer une bonne préparation pour les épreuves de vitesse », a remarqué la Salzbourgeoise, un petit gabarit (1,65 m pour 59 kg). Pour l’Autriche, le temps du succès semble s’être figé. « C’est le même podium, et le même ordre, que celui des championnats du monde de Super-G 1999 à Vail », a rappelé Dorfmeister, 30 ans également. En Coupe du monde, c’est le deuxième tiercé des Autrichiennes en Super-G. Elles avaient fêté semblable triomphe chez elles, le 9 décembre 1990 à Altenmarkt, avec Petra Kronberger devant Siegrid Wolf et Anita Wachter. Dans l’optique du classement général de la Coupe du monde, Goetschl a réalisé la bonne opération comptable. Neuvième hier, la Suédoise Anja Paerson a néanmoins ajouté quelques points à son capital. La skieuse de Taernaby est assurée de conserver la tête aujourd’hui à l’issue du slalom, dont elle sera la cofavorite avec la jeune (20 ans) Autrichienne Nicole Hosp.
L’Autrichienne Alexandra Meissnitzer, victorieuse hier à Megève du Super-G comptant pour la Coupe du monde dames de ski alpin, a attendu presque cinq ans pour renouer avec la victoire, alors que les Françaises ont réussi un tir groupé mais au pied du podium.
La renaissance de Meissnitzer a été rehaussée par un podium entièrement autrichien, avec Renate Goetschl (2e à 21/100) et Michaela Dorfmeister (3e à 42).
« Ce n’est pas facile d’être battue chez soi par trois Autrichiennes. J’ai peut-être trop assurée. Je n’ai pas été assez gourmande. Malgré tout j’ai ressenti de bonnes sensations », a expliqué Montillet, quatrième à 56/100es de Meissnitzer.
Distancée sur le haut, où Meissnitzer et Goetschl ont fait la différence, l’Iséroise n’a pas été capable de refaire son retard sur la partie de...