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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro au-dessus de 1,20 $ après des achats spéculatifs


L’euro est passé hier au-dessus du seuil de 1,20 $ pour la première fois de son histoire sur les marchés des changes internationaux, alors qu’en l’absence des investisseurs US en ce long week-end de Thanksgiving, les échanges ont été très réduits. Ce mouvement a été déclenché hier par des fonds spéculatifs qui gardent à l’esprit les doubles déficits de la balance des paiements et du budget fédéral des États-Unis. Ce phénomène a donc relégué au second plan les indicateurs très favorables de l’économie US, qui ne sont pas parvenus à soutenir le dollar comme la révision à la hausse du PIB américain au 3e trimestre et la nette amélioration de la confiance des consommateurs ainsi que la baisse des demandes d’allocations chômage. À cet égard, certains analystes ont trouvé que la très forte croissance de l’économie US suggère que le déficit de la balance des comptes courants des États-Unis va encore s’accroître en raison de la reprise de la consommation des ménages US qui devrait agir au passif du dollar. Cela d’autant, d’après eux, que le flux de capitaux vers les États-Unis s’est nettement contracté ces derniers temps selon le Trésor US, qui a relevé dans son dernier rapport que les investisseurs étrangers ont acheté pour 4,2 mds $ seulement de titres boursiers US en septembre contre 49,9 mds $ en août. Et d’ajouter qu’ils s’attendent que les chiffres pour octobre, qui seront publiés aux alentours du 15 décembre, ne soient pas meilleurs ce qui pourrait permettre à l’euro de rebondir davantage. De plus, la monnaie unique a été dopée par la nette amélioration de la confiance économique des industriels et des consommateurs dans la zone euro (voir par ailleurs) ainsi que par l’accélération de l’inflation dans cette région selon Eurosat (à 2,2 % en novembre), qui pourrait inciter la BCE à relever son principal taux directeur à plus de 2 % actuellement, creusant davantage l’écart entre le rendement de l’euro et celui du dollar (à 1 %). Dans ce genre de contexte, il n’était guère surprenant de voir l’euro dépasser le seuil de 1,20 $, à 1,2018 $, avant de subir quelques ajustements à la baisse en fin de journée, permettant au dollar de clôturer la semaine à New York à 1,20 pour un euro contre 1,1895 la veille à Londres, à 1,7220 pour un sterling contre 1,7145, à 1,2910 FS contre 1,3020 mais à 109,50 yens contre 109,25 dans la crainte d’une intervention de la Banque du Japon.
En Bourse, les marchés US ont progressé hier en dépit des nouveaux planchers du dollar, à l’issue d’une séance très calme et écourtée au lendemain de Thanksgivinig. Quant aux Bourses européennes, elles ont été affectées par la vigueur de l’euro face au dollar.
À Beyrouth, les marchés financiers ont été très calmes au lendemain du chômage prolongé du Fitr, le dollar se négociant toujours dans les échanges interbancaires entre 1 516,50 et 1 517,50 LL, mais dans des volumes très minces. Il en est de même de la Bourse de Beyrouth dont l’activité s’est limitée à la négociation de 1 633 actions A de Solidere à 4,23 $ contre 4,24 $ lundi dernier.
Élie KAHWAGI
L’euro est passé hier au-dessus du seuil de 1,20 $ pour la première fois de son histoire sur les marchés des changes internationaux, alors qu’en l’absence des investisseurs US en ce long week-end de Thanksgiving, les échanges ont été très réduits. Ce mouvement a été déclenché hier par des fonds spéculatifs qui gardent à l’esprit les doubles déficits de la balance des paiements et du budget fédéral des États-Unis. Ce phénomène a donc relégué au second plan les indicateurs très favorables de l’économie US, qui ne sont pas parvenus à soutenir le dollar comme la révision à la hausse du PIB américain au 3e trimestre et la nette amélioration de la confiance des consommateurs ainsi que la baisse des demandes d’allocations chômage. À cet égard, certains analystes ont trouvé que la très forte...