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JEUNE SCÈNE MUSICALE Rami Khalifé improvise au piano(photo)

À la vitesse de la lumière : c’est un bon résumé du parcours pianistique de Rami Khalifé, le fils à la carrière désormais autonome de Marcel Khalifé. À 24 ans, l’artiste, qui vient de finir ses trois années de formation à la Julliard School de New York, se réclame toujours de sa première idole, son père, tout en suivant sa propre voie dans la grande musique bien sûr, mais aussi dans le jazz et surtout l’improvisation, sa passion grandissante pour laquelle il se rendra à Vienne, en janvier prochain, y enregistrer un album.
– Tout a commencé quand... : « À l’âge de trois ans, je chantais toutes les chansons de mon père sur un petit oud qu’on m’avait fabriqué. J’aimais aussi m’enfermer dans ma chambre et y inventer des airs que je fredonnais tout seul. Je m’inventais des tas de choses. Plus tard, vers l’âge de sept ans, je me suis mis devant le piano qui était dans le salon et j’y jouais sans l’aide de personne. D’une certaine manière, c’est moi qui ai guidé mon père sur cette voie, quand il a décidé de me faire apprendre le piano. »
– Les premières influences : « Mon père, encore. Il m’impressionnait vraiment. Très jeune, je savais exactement ce qu’il faisait, je regardais les vidéos de ses concerts, ses photos. Je lui demandais de m’enregistrer mon choix de ses chansons. Il y a aussi la 39e de Mozart, la 9e de Beethoven, le Boléro qui m’ont construit, en quelque sorte, et que j’ai énormément écoutés avant de les jouer. »
– Le premier piano : « Il y a eu le piano de la maison, mais celui qui m’a appartenu a été le Schimmel sur lequel j’ai travaillé, de 8 à 18 ans, à Paris. C’est l’instrument de mon apprentissage, je ne m’en séparerai pas de sitôt. »
– La première collaboration : « En 1993, avec mon frère Bachar. C’était à l’occasion du concours parisien Claude Khan. Nous avons joué, à la salle Gaveau, la Petite suite pour piano à quatre mains de Debussy et nous avons obtenu le premier prix. »
– La composition/l’improvisation : « En 1990, j’ai écrit une petite composition/improvisation en la mineur, un peu chopinesque et très modale. C’est un phénomène instinctif chez moi, qui fait débuter toutes mes phases d’échauffement. Mes professeurs, qui ont été très surpris par cette facilité, m’ont poussé à continuer. Ma première composition officielle, je l’ai faite pour le Spring Sextet, le groupe de jazz dont j’ai fait partie il y a quelques années. Elle s’appelle Spring Is Sad Today. Les compositions, je les garde pour les commandes. »
– Le jazz : « J’ai toujours eu l’impression de connaître le jazz. Vers l’âge de 14 ans, j’ai lu que György Ligeti, compositeur contemporain hongrois que j’admirais énormément, avait été influencé par Evans et Monk. Je suis allé chez un disquaire et j’ai raflé leurs albums. Il y a aussi Charles Mingus et Buddy Rich qui m’ont marqué. Après mon expérience avec le Spring Sextet, je m’apprête à créer un quintette avec mon frère Bachar, qui s’est spécialisé dans les percussions et le vibraphone. Quant à moi, je jouerais du piano électrique et, avec nous, il y aura une trompette, une contrebasse et un ordinateur. »
– Les projets : « Le 5 janvier, je joue avec le clarinettiste syrien Kinan Azmeh à Alexandrie, le 10 et le 12 à Washington et à New York avec mon père. Ensuite, ce sera une semaine d’enregistrement à Vienne, du 20 au 27, pour un album solo de compositions/ improvisations. En février, je devrais me produire au Brésil et en avril à l’AUB, pour un trio piano, clarinette et computer. »

Diala GEMAYEL
À la vitesse de la lumière : c’est un bon résumé du parcours pianistique de Rami Khalifé, le fils à la carrière désormais autonome de Marcel Khalifé. À 24 ans, l’artiste, qui vient de finir ses trois années de formation à la Julliard School de New York, se réclame toujours de sa première idole, son père, tout en suivant sa propre voie dans la grande musique bien sûr, mais aussi dans le jazz et surtout l’improvisation, sa passion grandissante pour laquelle il se rendra à Vienne, en janvier prochain, y enregistrer un album. – Tout a commencé quand... : « À l’âge de trois ans, je chantais toutes les chansons de mon père sur un petit oud qu’on m’avait fabriqué. J’aimais aussi m’enfermer dans ma chambre et y inventer des airs que je fredonnais tout seul. Je m’inventais des tas de choses. Plus tard,...