Le ralentissement des investissements étrangers, résultant notamment d’un fléchissement des marchés-clés à l’exportation, ont donné un coup de frein à l’ancienne croissance galopante de l’Irlande. Au premier trimestre 2001, le pays avait ainsi affiché une progression de 12,1 % de son produit intérieur brut.
En 2001, « plusieurs conditions étaient réunies pour permettre l’effet boule de neige qui avait conduit à l’émergence du “tigre celtique” », a déclaré Danny McCoy, analyste à l’Institut de recherches économiques et sociales (ESRI).
Le boom, très lié à l’adhésion du pays à l’UE en 1973, s’explique par une nette amélioration de la productivité, grâce à une transition de l’agriculture vers l’industrie et une focalisation importante sur l’éducation.
L’Irlande a également bénéficié d’un afflux massif d’investissements étrangers avec l’implantation de multinationales (souvent américaines) spécialisées dans l’industrie pharmaceutique et chimique, ou dans le secteur de la haute technologie tels que Intel, Dell, Microsoft, Hewlett Packard ou encore Google.
Mais si l’économie irlandaise continue de reposer aussi fortement sur l’afflux d’investissements étrangers, il craint que l’impact de l’élargissement de l’Union européenne de 15 à 25 membres ne se révèle négatif. Selon M. McCoy , l’Irlande risque de ne pas être capable de rivaliser avec certains nouveaux membres où les capitaux pourraient inévitablement se réorienter.
En 2003, le montant total des investissements étrangers en Irlande s’est élevé à plus de 100 millions d’euros.
Son directeur Sean Dorgan y souligne que l’Irlande est à présent une « économie de savoir », en quête d’une nouvelle génération d’investisseurs.


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