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Iran Il n’y aura bientôt aucun prisonnier politique, affirme Khatami(photo)

Le président réformateur iranien Mohammed Khatami a affirmé avoir lancé des enquêtes sur la situation dans les prisons, espérant que, bientôt, il n’y aura plus de prisonniers politiques dans son pays. « J’espère que le jour viendra où nous n’aurons aucun prisonnier politique » en Iran, a dit M. Khatami hier, s’adressant à la presse. Il a noté que certains des prisonniers politiques avaient été condamnés « injustement » et que l’Iran « payait un prix considérable » sur le plan international à cause de cette situation.
« Je suis en contact avec M. Chahroudi (l’ayatollah Mahmoud Hachémi Chahroudi, le chef de l’autorité judiciaire) et, avec son accord, nous avons créé une mission pour enquêter sur la situation dans les prisons », a-t-il ajouté, soulignant qu’il y avait eu « des améliorations considérables » sur ce plan. « J’espère que, très vite, nous pourrons arriver à une décision » sur le sort des prisonniers politiques, a-t-il poursuivi.
Les autorités judicaires iraniennes ne reconnaissent pas que les journalistes, les étudiants, les avocats et certains responsables condamnés ces dernières années sont des prisonniers politiques.
Le plus connu de ces prisonniers, l’intellectuel Hachem Aghajari, purge une peine de prison, après avoir été condamné à mort pour des propos jugés blasphématoires.
Selon le président iranien, le rapporteur spécial de l’Onu pour la promotion et la protection de la liberté d’opinion et d’expression Ambeyi « Ligabo a chiffré le nombre des prisonniers politiques en Iran à 26 ». « Je ne dis pas si ce chiffre est correct ou non, mais est-ce que cela vaut le prix » que l’Iran paie, s’est interrogé M. Khatami, en allusion aux critiques internationales.
Il a précisé qu’à la suite des contacts avec l’ayatollah Chahroudi, « deux des prisonniers, (Ahmad) Batebi et (Akbar) Gandji, ont été libérés ».
Ahmad Batebi avait été condamné à mort pour avoir brandi un tee-shirt ensanglanté lors des manifestations étudiantes, violemment réprimées en juillet 1999. L’image avait fait le tour du monde. Sa peine a ensuite été réduite à quinze ans de prison. Le journaliste Akbar Gandji purge, quant à lui, une peine de six ans pour atteinte à la sécurité nationale et propagande contre le régime islamique.

Le président iranien veut restaurer
des liens étroits avec l’Égypte

Le président iranien Mohammed Khatami a émis l’espoir, hier, que les négociations entre l’Iran et l’Égypte pour la reprise des relations entre les deux pays, rompues en 1979, « seront fructueuses ».
« Les deux parties veulent lever les obstacles (...) et mettre un terme à la rupture de leurs relations » diplomatiques, a affirmé M. Khatami.
M. Khatami a ajouté qu’il avait rencontré le président égyptien Hosni Moubarak en Suisse à la demande de ce dernier et non l’inverse, comme l’avait affirmé M. Moubarak.
Le président réformateur iranien Mohammed Khatami a affirmé avoir lancé des enquêtes sur la situation dans les prisons, espérant que, bientôt, il n’y aura plus de prisonniers politiques dans son pays. « J’espère que le jour viendra où nous n’aurons aucun prisonnier politique » en Iran, a dit M. Khatami hier, s’adressant à la presse. Il a noté que certains des prisonniers politiques avaient été condamnés « injustement » et que l’Iran « payait un prix considérable » sur le plan international à cause de cette situation.« Je suis en contact avec M. Chahroudi (l’ayatollah Mahmoud Hachémi Chahroudi, le chef de l’autorité judiciaire) et, avec son accord, nous avons créé une mission pour enquêter sur la situation dans les prisons », a-t-il ajouté, soulignant qu’il y avait eu « des améliorations...