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Hamburgers, steaks et homards remontent le moral des troupes US(photo)

Si les armées marchent avec leur estomac, pour paraphraser Napoléon, les troupes américaines en Irak devraient être capables de pouvoir tenir longtemps dans ce pays grâce aux arrivées massives de hamburgers et autres petits plats envoyés des États-Unis. La nourriture offerte dans certaines bases américaines en Irak est bien meilleure que l’infâme mixture ou les rations servies en temps de guerre. Mais elle risque de créer un certain embonpoint chez les soldats et des problèmes cardiaques.
Dans la région natale de Saddam Hussein, les soldats revenant de patrouilles, de perquisitions ou des combats reçoivent trois repas riches en calories par jour, avec beaucoup de viande rouge et autant de plats qu’ils le souhaitent. Le menu du petit déjeuner est impressionnant : des gaufres, des galettes, des toasts, des œufs au bacon, des saucisses, du gruau, des céréales, des fruits, du pain et de la confiture. Le déjeuner et le dîner comportent invariablement des hot-dogs et des cheeseburgers, ainsi que des steaks, des travers de porc, du poulet et du poisson. Et pour le dessert des pâtisseries, des brownies et des glaces. Le Coca-Cola coule évidemment à flots. Le 27 novembre, pour le repas de Thanksgiving, les militaires ont eu droit à de la dinde avec de la sauce d’airelles, ainsi que du homard, du crabe et un cocktail de crevettes.

12 000 hamburgers
par semaine
Chaque semaine, les 3 000 soldats de la base consomment environ 12 000 hamburgers et des milliers de cannettes de boissons gazeuses.
L’alcool ne figure pas au menu. Si l’Irak est un pays où la consommation d’alcool n’est pas proscrite, à l’inverse de l’Arabie ou l’Iran voisins, ce type de breuvage est interdit à la base. La majorité de la nourriture est envoyée des États-Unis au Koweït puis convoyée par camions dans l’ancien palais de Saddam Hussein à Tikrit, au nord de Bagdad, ville particulièrement rétive à la présence américaine.
Une centaine de personnes s’occupent de remplir la panse des soldats de la base, où se trouve le quartier général de la 4e division d’infanterie.
La restauration est assurée par Eurest Support Services, une filiale de la firme britannique Compass Group, la plus grande entreprise de restauration au monde. ESS est un sous-traitant de Kellog, Brown and Root, une branche du géant américain Halliburton, qui a remporté un énorme contrat avec l’armée américaine depuis l’offensive au printemps en Irak pour renverser Saddam Hussein.
Le directeur d’ESS, Terry Anderson, est régulièrement complimenté pour la qualité des mets qu’il sert, et ne cache pas être fier de ce qu’il a accompli. En revanche, il n’est pas ravi d’être en Irak. Lorsqu’on lui demande s’il est heureux de travailler dans ce pays ravagé par la guerre, il répond : « C’est la merde ici, vous ne trouvez pas ? »
Si les armées marchent avec leur estomac, pour paraphraser Napoléon, les troupes américaines en Irak devraient être capables de pouvoir tenir longtemps dans ce pays grâce aux arrivées massives de hamburgers et autres petits plats envoyés des États-Unis. La nourriture offerte dans certaines bases américaines en Irak est bien meilleure que l’infâme mixture ou les rations servies en temps de guerre. Mais elle risque de créer un certain embonpoint chez les soldats et des problèmes cardiaques.Dans la région natale de Saddam Hussein, les soldats revenant de patrouilles, de perquisitions ou des combats reçoivent trois repas riches en calories par jour, avec beaucoup de viande rouge et autant de plats qu’ils le souhaitent. Le menu du petit déjeuner est impressionnant : des gaufres, des galettes, des toasts, des œufs au bacon,...