La guérilla pro-Saddam Hussein a revendiqué les attentats contre les Nations unies et la Croix-Rouge, qui ont conduit ces deux organisations internationales à évacuer leurs employés expatriés d’Irak, ainsi que celui contre le contingent italien à Nassiriyah. « L’attaque contre le siège de l’Onu a été menée par des baassistes », a en effet affirmé « Abou Mohammed », un chef tribal de l’ouest de l’Irak lié à la guérilla.
« Saddam Hussein donne des instructions et ceux qui les exécutent doivent trouver le moyen de les accomplir », a-t-il assuré en précisant que le président déchu avait donné comme objectif à ses troupes « de frapper tout ce qui renforce l’occupation ».
Le membres de la guérilla « choisissent seuls les cibles en fonction de motivations politiques ou personnelles ». « Ceux qui ont mené l’opération contre le siège de l’Onu l’ont fait en pensant que cela aurait un impact au sein de la population, car l’organisation internationale représentait pour les Irakiens le symbole de 13 ans de souffrances. » Après l’invasion du Koweït à l’été 1990, le Conseil de sécurité avait voté un embargo contre l’Irak qui a été levé au printemps 2003 après la chute de Saddam Hussein.
« Sur le plan politique, nous sommes conscients que (cette attaque) a été nuisible, car le monde entier a dit que la guérilla ne respectait pas la légalité internationale », a-t-il toutefois souligné.


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