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Iran Un député conservateur qualifie certains réformateurs d’agents « sionistes »

Le Parlement iranien a connu une séance agitée hier après qu’un député conservateur, Ali Emami-Rad, eut qualifié certains de ses collègues réformateurs de « sionistes » et eut accusé le gouvernement et les réformateurs de soutenir « la contre-révolution ».
M. Emami-Rad a dénoncé pêle-mêle « la collusion » des réformateurs avec « les contre-révolutionnaires » basés à l’étranger, les contacts entre les dirigeants réformateurs avec les « éléments de la CIA » et les tentatives des « agents des États-Unis et du sionisme au sein du Parlement (...) pour affaiblir les organes révolutionnaires, notamment les Gardiens de la révolution ».
« Je suis certain que le peuple iranien enverra dans les poubelles de l’histoires ces éléments traîtres » lors des élections législatives prévues pour le 20 février 2004, a-t-il dit.
Des islamistes empêchent
violemment un discours de Ebadi
Une cinquantaine d’étudiants iraniens islamistes ont empêché hier le prix Nobel de la paix Shirin Ebadi de faire un discours à l’université féminine d’al-Zahra aux cris de « Mort à Ebadi », a-t-on appris auprès des membres de l’université et du bureau de la lauréate. « Une cinquantaine d’étudiantes ont empêché Shirin Ebadi de tenir un discours, qui a été annulé », a affirmé un cadre de cette université de Téhéran ayant requis l’anonymat. Des étudiants extrémistes se sont joints aux manifestantes. « Mort à Ebadi », « Shirin l’Américaine, demande pardon », ont scandé les manifestants qui ont également lancé des « Allaho Akbar ».
La ville de Téhéran ferme
deux fast-foods aux mœurs trop libérales
Deux fast-foods de Téhéran, davantage fréquentés par les jeunes pour la clientèle de l’autre sexe que pour leurs mérites gastronomiques, viennent d’être fermés par la municipalité conservatrice, a-t-on appris hier auprès des établissements. Keyvan Aghah, propriétaire de l’Apache, un débit de hamburgers, a indiqué n’avoir reçu aucune explication lorsque instruction lui a été donnée de tirer le rideau. Jaam-e Jam, réputé autant pour la variété de ses cuisines que pour son atmosphère propice aux rencontres entre jeunes gens, a connu le même sort. En vertu de la loi islamique en vigueur en Iran, les restaurants doivent avoir des sections féminine et masculine, une disposition qui n’est cependant guère observée.
Le Parlement iranien a connu une séance agitée hier après qu’un député conservateur, Ali Emami-Rad, eut qualifié certains de ses collègues réformateurs de « sionistes » et eut accusé le gouvernement et les réformateurs de soutenir « la contre-révolution ».M. Emami-Rad a dénoncé pêle-mêle « la collusion » des réformateurs avec « les contre-révolutionnaires » basés à l’étranger, les contacts entre les dirigeants réformateurs avec les « éléments de la CIA » et les tentatives des « agents des États-Unis et du sionisme au sein du Parlement (...) pour affaiblir les organes révolutionnaires, notamment les Gardiens de la révolution ».« Je suis certain que le peuple iranien enverra dans les poubelles de l’histoires ces éléments traîtres » lors des élections législatives prévues pour le 20...