« Les investissements nécessaires pour réhabiliter le secteur pétrolier sont estimés entre 40 et 50 milliards de dollars », a indiqué le ministre à la presse.
L’Irak espère porter sa production de brut de « 1,7 million de barils/jour (mbj) actuellement à 2 mbj au premier trimestre de l’an prochain et il table sur 5 mbj en 2010 », a encore déclaré le ministre irakien qui s’était entretenu lundi soir avec son homologue qatariote, Abdallah al-Attiya.
M. Bahr al-Ouloum a fait état d’un projet d’accroissement de la capacité de raffinage en Irak par la construction de trois nouvelles unités, dont deux à Mossoul (Nord), qui s’ajouteront aux raffineries existantes. « Ces raffineries ont une capacité 500 000 barils/jour (bj), mais elles tournent en deçà de ce seuil en raison des sabotages », a-t-il indiqué.
Il a en outre nié, en réponse à une question, que des firmes américaines contrôlent le secteur pétrolier irakien.
« C’est faux », a-t-il dit, ajoutant : « Nous sommes en contact avec le Japon, la Chine et plusieurs autres pays dans le cadre de l’ouverture et de la compétitivité » entre les partenaires potentiels de l’Irak.
Après le Qatar, le ministre irakien doit se rendre au Koweït dans le cadre de sa tournée régionale qui l’a déjà conduit en Arabie saoudite. Il a indiqué qu’il comptait se rendre ultérieurement aux Émirats arabes unis et à Oman, sans préciser de date.
Doha et Bagdad ont décidé de mettre en place une commission mixte pour l’étude de projets conjoints d’investissement dans les secteur du pétrole, du gaz naturel et de la pétrochimie, a indiqué à la presse le ministre qatariote. Cette commission se réunira après la fin du mois de jeûne musulman, prévue le 25 novembre, a ajouté M. Attiya, qui, en sa qualité de président de l’Opep, s’est félicité du retour de l’Irak à l’Opep et sur le marché pétrolier « d’autant que plusieurs rumeurs avaient été propagées sur un retrait de l’Irak de l’Opep ».
L’Irak est membre de l’Opep mais sa production est exclue des quotas du cartel depuis l’imposition des sanctions de l’Onu, levées en mai dernier, à l’encontre du régime de Saddam Hussein au lendemain de son invasion du Koweït en 1990.


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