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Washington s’inquiète de la renaissance de mouvements islamistes interdits au Pakistan(photo)

Les États-Unis se sont inquiétés de la renaissance au Pakistan de mouvements islamistes extrémistes interdits qui « menacent la sécurité du Pakistan, de la région et des États-Unis ». « Nous sommes particulièrement inquiets de voir ces organisations interdites renaître sous de nouvelles appellations », a affirmé l’ambassadrice américaine au Pakistan Nancy Powell jeudi soir en s’adressant au Conseil régional des Affaires étrangères dans le port de Karachi (sud du Pakistan) et en citant les organisations Lashkar-e-Taiba et Jaish-e-Mohammed, interdites par le président pakistanais Pervez Musharraf en janvier 2002.
Le général Musharraf avait alors également interdit les groupes sunnite Sipah-e-Sahaba et chiites Tehreek-i-Jafria et Tehreek-i-Nifaz-e Shariat Mohammed, après avoir interdit en août 2001 les organisations extrémistes Lashkar-i-Jhangvi (sunnite) et Sipah-e-Mohammed (chiite). « Nous continuons de travailler avec le gouvernement pakistanais pour contrôler l’efficacité des mesures prises pour interdire les groupes extrémistes tels que le Lashkar-e-Taiba, le Jaish-e-Mohammed et d’autres », a indiqué Nancy Powell.
La plupart de ces groupes interdits ont été remplacés par de nouvelles organisations, et leurs leaders, qui n’apparaissent pas toujours officiellement dans les organigrammes des nouveaux groupes, ont repris leurs activités militantes. L’ancien fondateur du Lashkar-e-Taiba, Hafiz Saeed, sorti de prison l’an dernier après dix mois derrière les barreaux, a ainsi pris la tête du Jamaat-ud Dawa et exhortait encore cette semaine ses partisans à poursuivre le jihad (guerre sainte) et les attentats au Cachemire contre les forces indiennes.
Le Jaish-e-Mohammed est réapparu sous le nom de Jamaat-ul Furqan, tandis que le Tehreek-i-Jafria est devenu le Tehreek Islami et fait partie de la coalition de six partis islamistes Muttahida Majlis-e-Amal (MMA), au pouvoir dans une des quatre provinces du Pakistan. L’ancien leader du Sipah-e-Sahaba, Azam Tariq, a fondé le Millat-e-Islamia en mai dernier avant d’être assassiné par balles le 6 octobre à Islamabad.
Les États-Unis se sont inquiétés de la renaissance au Pakistan de mouvements islamistes extrémistes interdits qui « menacent la sécurité du Pakistan, de la région et des États-Unis ». « Nous sommes particulièrement inquiets de voir ces organisations interdites renaître sous de nouvelles appellations », a affirmé l’ambassadrice américaine au Pakistan Nancy Powell jeudi soir en s’adressant au Conseil régional des Affaires étrangères dans le port de Karachi (sud du Pakistan) et en citant les organisations Lashkar-e-Taiba et Jaish-e-Mohammed, interdites par le président pakistanais Pervez Musharraf en janvier 2002.Le général Musharraf avait alors également interdit les groupes sunnite Sipah-e-Sahaba et chiites Tehreek-i-Jafria et Tehreek-i-Nifaz-e Shariat Mohammed, après avoir interdit en août 2001 les...