L’UE se déchire sur l’attitude à adopter envers l’État hébreu
le 15 novembre 2003 à 00h00
L’Union européenne est de plus en plus divisée sur l’attitude à adopter envers Israël, certains évoquant des sanctions avant une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux parties. La préparation du Conseil d’association UE-Israël de mardi prochain – la venue du chef de la diplomatie israélienne, Silvan Shalom, n’est pas encore confirmée – a révélé l’ampleur des divergences entre deux camps diamétralement opposés dans leur approche, a-t-on appris hier de source diplomatique. L’absence de perspective de paix et le sondage publié début novembre par Eurobaromètre, où les Européens placent Israël en tête des pays qui menacent la paix dans le monde, loin devant l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, ont empoisonné l’atmosphère. Les dernières réunions des ambassadeurs des gouvernements de l’Union à Bruxelles ont mis au jour une fracture grandissante entre les deux camps en présence, même si un texte de 14 pages rappelant les positions européennes a été approuvé. Le premier est emmené par l’Allemagne qui, en raison de son histoire, a toujours adopté une ligne pro-israélienne. Mais les Allemands, qui sont soutenus par des pays comme la Pologne et la République tchèque, se sentent malgré tout un peu isolés, car le camp des pays partisans d’un traitement plus ferme du gouvernement Sharon s’est considérablement renforcé. « Les pays les plus durs sont le Portugal et la Finlande », a expliqué un diplomate. Cette prise de position, qui a été confirmée par plusieurs sources, constitue un tournant au sein de l’Union européenne. Selon un participant aux réunions de préparation du Conseil d’association, l’ambassadeur espagnol a estimé qu’Israël avait « franchi toutes nos lignes rouges » en poursuivant la construction du « mur » de séparation avec les territoires occupés ainsi que l’implantation de colonies de peuplement Le projet de « position commune » de l’UE qui sera lu devant le représentant israélien constitue un compromis entre les deux camps, mais il comporte des passages assez nets. La priorité pour les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne est d’obtenir que le gouvernement israélien rencontre Marc Otte afin de renouer le dialogue.
L’Union européenne est de plus en plus divisée sur l’attitude à adopter envers Israël, certains évoquant des sanctions avant une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux parties. La préparation du Conseil d’association UE-Israël de mardi prochain – la venue du chef de la diplomatie israélienne, Silvan Shalom, n’est pas encore confirmée – a révélé l’ampleur des divergences entre deux camps diamétralement opposés dans leur approche, a-t-on appris hier de source diplomatique.L’absence de perspective de paix et le sondage publié début novembre par Eurobaromètre, où les Européens placent Israël en tête des pays qui menacent la paix dans le monde, loin devant l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, ont empoisonné l’atmosphère. Les dernières réunions des ambassadeurs des...
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