Bruxelles a ainsi demandé des informations sur cette législation à Rome, qui dispose de deux mois pour répondre aux services du commissaire européen au Marché intérieur, Frits Bolkestein, et d’un mois pour répondre à ceux du commissaire à la Concurrence, Mario Monti.
L’Exécutif européen entend vérifier la « comptabilité » de cette législation avec les règles européennes et « analyser dans quelle mesure » elle pourrait « donner lieu à des avantages fiscaux qui pourraient être des aides d’État », a expliqué le porte-parole de M. Bolkestein, Jonathan Todd.
Selon lui, une « majorité de clubs de Série A ont déjà appliqué cette législation ».
Les deux aspects de l’enquête de l’Exécutif européen n’en sont qu’à un stade préliminaire, a toutefois précisé Bruxelles dans un communiqué, ajoutant que l’ouverture de cette procédure ne préjugeait pas du résultat de son examen.
Bilan positif pour la Juve
Le gouvernement italien avait adopté en février ce texte car de nombreux clubs de football sont dans une situation financière difficile. La loi leur permet d’étaler sur dix ans les dépréciations de leurs actifs liées à l’acquisition de joueurs afin de présenter des bilans moins déficitaires.
Or, d’après la législation européenne, « l’amortissement » ne peut « pas dépasser la durée économique du contrat », a précisé M. Todd, soulignant que les contrats des joueurs ne durent pas dix ans. La Commission craint ainsi que le décret italien ne permette aux clubs de « présenter un bilan plus favorable » que ne le permettraient « les directives (lois européennes) comptables », a-t-il précisé.
Bruxelles compte déterminer si la législation permet aux clubs italiens d’« acheter des joueurs qu’autrement » ils ne pourraient pas s’offrir, et s’il y a un risque de distorsion de concurrence entre les clubs de football en Europe, a ajouté le porte-parole.
Concrètement, les pertes cumulées de quatre des cinq grands clubs – Milan AC, Inter Milan, AS Rome et Lazio Rome – seraient de l’ordre d’un milliard d’euros en 2003 sans le décret « sauve-calcio » et de 271 millions grâce au décret.
Seule la Juventus de Turin, champion en titre, a un bilan positif (+2,15 millions d’euros) et n’a pas eu recours au décret en présentant son bilan.
Candela et Delvecchio
reprennent l’entraînement
Toujours en Italie, le défenseur international français Vincent Candela et l’attaquant international italien Marco Delvecchio ont repris hier l’entraînement avec le reste de l’équipe de l’AS Rome après plusieurs semaines d’absence en raison de blessure, a-t-on appris auprès du club.
Candela n’a plus joué depuis qu’il s’était blessé au genou gauche lors du premier match de championnat cette saison, le 31 août à Udinese (victoire 2-1). De son côté, Delvecchio a été absent un mois en raison d’une blessure aux adducteurs qu’il s’était faite durant un entraînement avec la sélection nationale.
Candela, 30 ans, et Delvecchio, 30 ans, devraient faire leur retour avec l’AS Rome pour le déplacement à Bologne le 23 novembre, selon le club. L’AS Rome occupe actuellement avec 21 points la deuxième place du championnat d’Italie, à égalité avec le Milan AC et à deux longueurs du leader et champion en titre Juventus Turin.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine