Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo, anciens ministres israélien et palestinien, ont aussi affirmé lors d’une conférence de presse à Jérusalem-Est que leur projet recevait un « soutien croissant » au sein des opinions publiques en Israël et dans les territoires palestiniens.
« Il y dit aussi que l’Administration américaine estime que les efforts des deux parties sont indispensables pour élaborer un plan de paix détaillé et que personne ne peut le faire à leur place », a déclaré M. Abed Rabbo. M. Powell « nous a encouragés pour nos efforts et a fait part de son optimisme », a dit pour sa part M. Beilin.
Le porte-parole de l’ambassade des États-Unis en Israël, Paul Patin, a confirmé que M. Powell avait bien envoyé une lettre aux promoteurs du plan, tout en précisant qu’elle « ne constituait pas un soutien officiel (à l’Initiative), mais un geste d’encouragement ». Selon lui, M. Powell a « clairement fait savoir dans la lettre que les États-Unis tiennent toujours à la “feuille de route”, à la vision du président » George W. Bush de deux États, un État israélien et un État palestinien, vivant en paix.
« Nous sommes confrontés à des problèmes et à une opposition, mais nous avons aussi reçu un soutien inattendu et nous espérons qu’il va augmenter à l’avenir », a encore affirmé M. Beilin.
Le lancement officiel de ce projet, repoussé à plusieurs reprises, aura finalement lieu « fin novembre ou début décembre » lors d’une cérémonie à Genève, selon M. Abed Rabbo.
Le porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères, Alessandro Delprete, a pour sa part indiqué hier que les promoteurs de l’initiative de paix se rencontreront le 1er décembre à Genève.
Par ailleurs, la Jordanie a affirmé son soutien à l’Initiative de Genève, et s’est engagée à œuvrer pour un soutien international à ce projet, a rapporté la presse hier. L’Initiative de Genève mérite « le soutien des Arabes et de la communauté internationale », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Marwan Moasher lors d’entretiens à Amman avec des responsables palestiniens et israéliens venus lui exposer ce projet de paix.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine