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La barrière de sécurité tourne au cauchemar pour les Palestiniens (photo)

La maison de Hani Aner, située en bordure du petit village de Masha, en Cisjordanie, est maintenant presque complètement entourée de barbelés, conséquence de la construction par Israël d’une barrière de sécurité qui a transformé la vie de milliers de Palestiniens en cauchemar. Les terres de ce fermier de 46 ans se sont réduites à une minuscule parcelle autour de sa petite maison. « Laissez-moi vous montrer les limites de la prison : à un mètre de la fenêtre de ma chambre, il y a cette clôture pour défendre la colonie (israélienne) d’el-Qana, du côté du séjour il y a un mur de huit mètres de haut en béton et un poste de l’armée », raconte ce père de six enfants.
Masha se trouve à cinq kilomètres à l’est de la « ligne verte » qui marque la séparation depuis 1967 entre Israël et la Cisjordanie.
Il y un mois, la ligne de défense israélienne a été prolongée vers le Sud et a commencé à « mordre » dans le secteur de Masha. Cette ligne passe au beau milieu des terres et des serres de fleurs de ce Palestinien.
Lorsque l’ouvrage sera achevé, la maison de M. Aner sera la seule du village à se trouver du côté israélien, prise dans un inextricable réseau de murs, de clôtures et de passages.
Israël affirme que cette ligne de défense vise à empêcher l’infiltration de kamikazes palestiniens sur son territoire.
En revanche, les Palestiniens accusent Israël de créer un fait accompli sur le terrain en déterminant ce que devrait être les frontières d’un futur État palestinien, tout en expulsant des habitants de leurs terres et en créant des conditions de vie insupportables.
Parmi ces tragédies provoquées par le tracé de la ligne de défense, le cas de M. Aner atteint des sommets dans l’absurde.
« Dans une semaine, ma maison sera dans un secteur militaire fermé et je devrai obtenir une autorisation spéciale de l’armée pour franchir le passage et me retrouver dans la rue et demander ensuite une autre autorisation pour revenir, s’indigne-t-il. Je suis un homme fort, et je crois que tôt ou tard, ceux qui m’agressent seront punis, mais je m’inquiète pour la santé mentale de mes enfants. Quel genre d’adultes vont-ils devenir en grandissant dans cette situation monstrueuse ? »
Plus au nord, un groupe d’écoliers du village de Jubara, une petite localité de 300 habitants, franchissent la barrière sous le contrôle de l’armée israélienne en portant leurs cartables et des sacs à provisions. La ligne de défense israélienne a coupé le village et ses 88 écoliers de leurs classes situées dans un établissement d’Arras, une localité voisine.
« Aujourd’hui, nous avons attendu 20 minutes que les soldats ouvrent le portail, mais il y a deux jours nous avons dû patienter deux heures, et la semaine dernière il y a un jour où nous n’avons pas pu passer », raconte le petit Mohammed Farouq, neuf ans.
« Comme les adultes n’obtiennent pas de permis de passage de l’armée, tout le village dépend des écoliers pour les courses qu’ils font à Arras », explique son père, Awad.
Les barrages routiers menant à la ville de Tulkarem sont ouverts à des heures irrégulières si bien que Jubara meurt doucement dans son enclave.
Le 9 novembre, date de la chute du mur de Berlin en 1989, les familles et les localités séparées par la ligne vont lancer une semaine d’activités et de protestations, relayées dans plusieurs capitales.
La maison de Hani Aner, située en bordure du petit village de Masha, en Cisjordanie, est maintenant presque complètement entourée de barbelés, conséquence de la construction par Israël d’une barrière de sécurité qui a transformé la vie de milliers de Palestiniens en cauchemar. Les terres de ce fermier de 46 ans se sont réduites à une minuscule parcelle autour de sa petite maison. « Laissez-moi vous montrer les limites de la prison : à un mètre de la fenêtre de ma chambre, il y a cette clôture pour défendre la colonie (israélienne) d’el-Qana, du côté du séjour il y a un mur de huit mètres de haut en béton et un poste de l’armée », raconte ce père de six enfants.Masha se trouve à cinq kilomètres à l’est de la « ligne verte » qui marque la séparation depuis 1967 entre Israël et la Cisjordanie.Il y...