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Géorgie Législatives lourdes de menaces pour l’impopulaire gouvernement de Chevardnadzé (photo)

Les Géorgiens ont voté hier dans un climat de tension, lors d’élections législatives attendues comme une sanction du gouvernement, impopulaire, du président Edouard Chevardnadzé, alors que l’opposition a averti qu’elle appellerait à manifester en cas de fraudes.
L’opposition conteste même le nombre officiel d’électeurs de 2,6 millions pour moins de cinq millions d’habitants dans ce petit État caucasien. Elle a révélé hier le cas de milliers d’électeurs mystérieusement retirés des listes notamment dans des fiefs de l’opposition comme la capitale, Tbilissi. Parmi eux, le leader d’opposition Mikhaïl Saakachvili, qui a lancé, après avoir été refoulé d’un bureau de vote à Tbilissi : « S’ils ne m’autorisent pas, ainsi que les autres, à voter, j’appellerai les gens à défendre leurs droits. »
Le président Chevardnadzé a cependant assuré hier, au moment de déposer son bulletin dans l’urne dans un bureau de vote de Tbilissi, que « tout se déroulerait normalement ». « Et si certains sont mécontents, alors nous verrons », a-t-il ajouté, alors que les forces de l’ordre et l’armée ont été mises en état d’alerte. « J’ai voté pour l’avenir de la Géorgie », a-t-il dit. Mais la coalition du pouvoir, Pour une nouvelle Géorgie, ne recueille que 6 % des intentions de vote. Elle est donnée loin derrière quatre partis d’opposition en compétition pour les 235 sièges du Parlement, où le gouvernement dispose pour l’instant d’une majorité. Le pouvoir de M. Chevardnadzé sortirait affaibli en cas de perte de cette majorité au bénéfice de l’opposition.
Quelque 400 observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) surveillent ce scrutin. Le Conseil de l’Europe, qui a également envoyé une mission d’observateurs, a appelé à des « élections libres et équitables » et réclamé des listes électorales claires. Les commentaires des observateurs de l’OSCE sont attendus aujourd’hui.
Les Géorgiens ont voté hier dans un climat de tension, lors d’élections législatives attendues comme une sanction du gouvernement, impopulaire, du président Edouard Chevardnadzé, alors que l’opposition a averti qu’elle appellerait à manifester en cas de fraudes.L’opposition conteste même le nombre officiel d’électeurs de 2,6 millions pour moins de cinq millions d’habitants dans ce petit État caucasien. Elle a révélé hier le cas de milliers d’électeurs mystérieusement retirés des listes notamment dans des fiefs de l’opposition comme la capitale, Tbilissi. Parmi eux, le leader d’opposition Mikhaïl Saakachvili, qui a lancé, après avoir été refoulé d’un bureau de vote à Tbilissi : « S’ils ne m’autorisent pas, ainsi que les autres, à voter, j’appellerai les gens à défendre leurs droits....