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« Faire face », pour mieux gérer sa maladie (photo)

Si les soins médicaux sont fondamentaux dans le traitement d’un malade souffrant d’un cancer, le soutien psychologique n’en est pas moins important. Au Liban, l’association « Faire face » aide les malades à mieux gérer leur maladie.
Fondée en 1994 par un groupe de malades qui cherchaient un lieu pour se réunir afin de discuter de leurs problèmes, « “Faire face” est ouverte à tout le monde, malades et bien portants, pour une entraide et un partage du vécu », note Mme Anne Frangié, présidente de l’association.
« Les patients viennent généralement chez nous après le diagnostic, dans un état de choc et de peur, poursuit-elle. Le cancer est lourd de sens. Il est synonyme de souffrance et de mort. De plus, le patient se trouve face à l’inconnu. Il sait qu’il a un long chemin à parcourir et que les issues sont incertaines. Tous ceux qui viennent nous voir veulent avoir des informations sur leur maladie », ajoute Mme Frangié. Et d’enchaîner : « Le cancer est une maladie dont le cheminement est long. Dans des cas pareils, patients et parents cachent leurs sentiments mutuels, d’autant que le cancer continue à être un sujet tabou. Ils préfèrent se tourner vers une tierce personne. »
Mais le rôle de « Faire face » ne se limite pas aux rencontres hebdomadaires au centre, qui se font généralement les mardis, de 16h à 18h, dans les locaux de l’association à Badaro, ni aux dynamiques de groupe mensuelles (les mercredis). En effet, les membres de l’association accompagnent certains patients à leurs séances de chimiothérapie ou de radiologie.
L’association a de même mis en place un programme pour assurer des mammographies gratuites à des femmes nécessiteuses, dans des dispensaires et des centres sociaux à Beyrouth et en banlieue. « Près de 800 femmes en ont déjà bénéficié, souligne Mme Frangié. Nous leur assurons le suivi sur dix ans. »
« Faire face » a également publié plusieurs brochures informatives sur le cancer en général, l’autopalpation du sein, le cancer du sein, la chimiothérapie et la radiothérapie. « Nous organisons également des conférences qui portent dans leur majorité sur le cancer du sein, car il s’agit d’une maladie facile à prévenir, précise Mme Frangié. Nous participons de même aux colloques oncologiques. Nous n’offrons pas d’aides financières aux patients. Nous leur facilitons plutôt les formalités du ministère de la Santé et de la Caisse nationale de sécurité sociale. »
Depuis quelques mois, le champ d’activités de l’association s’est étendu aux hôpitaux. Actuellement, elle assure une présence auprès des patients dans le service d’oncologie de l’Hôtel-Dieu de France.
« Des études effectuées aux États-Unis ont prouvé que les femmes qui avaient participé à des programmes de soutien psychologique ont mieux vécu, voire plus longtemps, que celles qui ont affronté leur maladie toutes seules », insiste Mme Frangié, qui conclut que « Faire face » a mis à la disposition des patients une ligne téléphonique: 03/295965.
Si les soins médicaux sont fondamentaux dans le traitement d’un malade souffrant d’un cancer, le soutien psychologique n’en est pas moins important. Au Liban, l’association « Faire face » aide les malades à mieux gérer leur maladie.Fondée en 1994 par un groupe de malades qui cherchaient un lieu pour se réunir afin de discuter de leurs problèmes, « “Faire face” est ouverte à tout le monde, malades et bien portants, pour une entraide et un partage du vécu », note Mme Anne Frangié, présidente de l’association.« Les patients viennent généralement chez nous après le diagnostic, dans un état de choc et de peur, poursuit-elle. Le cancer est lourd de sens. Il est synonyme de souffrance et de mort. De plus, le patient se trouve face à l’inconnu. Il sait qu’il a un long chemin à parcourir et que les issues...