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Actualités

EXPOSITION À la crypte de l’église Saint-Joseph, jusqu’au 30 novembre (photo)

Les « petites écoles du Mont-Liban » : images témoins du passé...
À la crypte de l’église Saint-Joseph (rue de l’Université Saint-Joseph), jusqu’au 30 novembre, « Les petites écoles du Mont-Liban», saisies par l’objectif du père Joseph Delore s.j. (1873-1944), plongent le visiteur dans le Liban rural du début du XXe siècle.
Réalisée dans un esprit de documentation, par le département d’histoire et la Bibliothèque orientale de l’USJ, cette exposition de quelque quatre-vingts photos (en noir et blanc, bien sûr) tirées du fonds photographique du père Delore, déroule des images d’un passé certes pauvre mais relativement serein.
Flash-back donc au temps des célèbres « classes sous le chêne » et des petites écoles implantées par les missionnaires jésuites dans les villages les plus reculés des cazas de Ftouh-Kesrouan, Jbeil et Batroun...
De ces villages étagés entre le littoral et les hauteurs de l’arrière-pays que le religieux français a sillonnés, durant ses quarante années passées au pays du cèdre, il a, parallèlement à son travail d’éducateur, rapporté des clichés, qui aujourd’hui servent d’archives pour mieux comprendre la réalité socio-économique et culturelle du Liban de cette époque.

Traces des grandes mutations
En effet, le père Joseph Delore n’a pas seulement fixé sur pellicule lors de ses pérégrinations les élèves des « petites écoles » de villages, il a également immortalisé les paysages de ce temps-là, ainsi que certaines coutumes (comme les processions, les cérémonies de première communion, les prêches des missionnaires étrangers, les travaux des champs, etc. ). Il a ainsi laissé des traces photographiques de ce à quoi ressemblaient les paysages – y compris architecturaux – de ce Mont-Liban dans les quarante premières années du siècle dernier. On peut y distinguer les habitations paysannes typiques, dont il ne reste malheureusement plus grand nombre aujourd’hui, les petites chapelles construites à la dimension des communautés rurales ainsi que les effets de la famine au Liban durant la Première Guerre mondiale visibles dans les photos de villages sinistrés.
Les photographies, de plusieurs formats, dont certaines sont en tirages argentiques (réalisés par Dominique Sudre) et d’autres reproduites sur posters géants, s’intègrent parfaitement sous les voûtes en pierre de taille de cet espace d’exposition pas comme les autres.
Réparties suivant une scénographie simple (la plupart sont sur panneaux) mais suivant un parcours ordonné (introduction par la vie du père Delore, puis les écoliers, les paysages, les coutumes, etc.), ces photos sont intéressantes à découvrir. Elles visualisent les grandes mutations qu’a connu le Mont-Liban dans la deuxième moitié du XXe siècle.
À signaler : un beau livre-catalogue édité sous la direction de Léon Nordiguian, responsable de la photothèque de la Bibliothèque orientale, accompagne l’accrochage.

Zéna ZALZAL
Les « petites écoles du Mont-Liban » : images témoins du passé...À la crypte de l’église Saint-Joseph (rue de l’Université Saint-Joseph), jusqu’au 30 novembre, « Les petites écoles du Mont-Liban», saisies par l’objectif du père Joseph Delore s.j. (1873-1944), plongent le visiteur dans le Liban rural du début du XXe siècle.Réalisée dans un esprit de documentation, par le département d’histoire et la Bibliothèque orientale de l’USJ, cette exposition de quelque quatre-vingts photos (en noir et blanc, bien sûr) tirées du fonds photographique du père Delore, déroule des images d’un passé certes pauvre mais relativement serein. Flash-back donc au temps des célèbres « classes sous le chêne » et des petites écoles implantées par les missionnaires jésuites dans les villages les plus reculés des cazas...