Le président effectue une visite officielle dans ce pays, avant de participer à un sommet du Forum de coopération économique en Asie-Pacifique avec 19 autres dirigeants de la région. M. Bush a profité de cette visite entourée de mesures de sécurité exceptionnelles pour annoncer à son hôte, le Premier ministre Thaksin Shinawatra, que les États-Unis avaient accordé le statut « d’allié majeur hors Otan » à la Thaïlande.
« Les États-Unis ont fait de la Thaïlande un allié majeur hors Otan, et il s’agit de coopération en matière de sécurité », a déclaré M. Thaksin. « Si nous avons besoin d’une aide en matière d’armements, nous aurons la priorité de la part des États-Unis », a ajouté le Premier ministre.
Les États-Unis se sont félicités du soutien de Bangkok sur la guerre antiterroriste et l’Irak. Autre preuve de l’engagement de Bangkok aux côtés des États-Unis, un petit groupe de soldats thaïlandais a été envoyé en Irak à la demande de Washington.
Samedi, le président Bush a promis, lors d’une visite-éclair aux Philippines, d’aider Manille dans la « guerre contre le terrorisme », tandis que des milliers de manifestants brûlaient des bannières étoilées. « Les États-Unis et les Philippines sont de bons amis. Nous chérissons cette amitié », a lancé le président lors d’un discours devant le Parlement philippin, le premier d’un chef d’État américain depuis Dwight Eisenhower en 1960.
Manille était la deuxième étape de M. Bush, après le Japon, dans une importante tournée en Asie-Pacifique destinée à renforcer les soutiens à la politique antiterroriste américaine. M. Bush a apporté un fervent soutien à la présidente philippine Gloria Arroyo, qui briguera un second mandat en 2004 : « Vous avez été un grand leader quand il s’est agi de combattre la terreur », a déclaré M. Bush. « Nous devons serrer les rangs et être fermes face à la menace terroriste », a répondu Mme Arroyo.
Fidèle alliée, cette ancienne colonie américaine recevra « une assistance technique, des conseils et des fonds » dans le cadre d’un programme quinquennal de modernisation de l’armée philippine, réputée une des moins équipées au monde, a promis M. Bush, sans plus de détails.
Ces promesses risquent cependant d’être en deçà de ce que des responsables philippins espéraient, évoquant une aide minimale de 356 millions de dollars et la livraison de trente hélicoptères de combat.


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