Le Liban était sur le point d’être déclaré « région dépourvue de polio ». Mais l’apparition d’un cas chez un enfant de huit mois à Cheikh Moussa, au Akkar, en janvier 2003, a retardé cette annonce. « C’est le premier cas enregistré depuis 1994 », explique le Dr Walid Ammar, directeur général du ministère de la Santé, qui ajoute que le ministère pensait arrêter la campagne, car aucun cas n’a été détecté depuis près de dix ans. « Ce n’est pas grave, poursuit-il. Ce cas constitue certainement une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle est que la souche du virus identifié s’est avérée être importée des pays de l’Asie de l’Est, de l’Inde plus spécifiquement. » Ce cas a poussé le ministère de la Santé à organiser, en collaboration avec les ministères de l’Éducation, de l’Intérieur et des Affaires sociales, le commandement de l’armée, l’Unicef, l’Organisation mondiale de la santé, les ONG et les municipalités, une nouvelle campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite celle de mai, apparemment, n’a pas eu le succès voulu, tous les enfants âgés d’un à cinq ans n’ayant pas été vaccinés. Le coup d’envoi de cette campagne a été donné hier, dans le village de Menié-Denniyé (Liban-Nord). Elle sera divisée en deux phases. La première consistera à administrer un vaccin oral du virus atténué à tous les enfants des régions de Menié-Denniyé, du Akkar et de Baalbeck-Hermel. Pour ce faire, quelque 2 500 conscrits ont été chargés, suite à une session de formation qu’ils ont reçue, de faire le tour de toutes les maisons de ces villages et de vacciner les enfants âgés d’un à cinq ans. Ainsi 70 000 domiciles seront visités par jour. La région de Menié-Denniyé a été couverte hier, celle du Akkar et de Baalbeck-Hermel le sera demain. Cette phase sera suivie d’une autre, au cours de laquelle les parents accompagneront les enfants dans les dispensaires pour qu’ils reçoivent le vaccin. Cette phase couvrira tous les autres cazas du pays. Rappelons que le virus de la polio est contagieux. « Il est transmis à travers les selles des enfants par des mains souillées jusqu’à la bouche, note le Dr Ammar. Ce virus est toutefois moins virulent chez les adultes. »
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Santé publique Coup d’envoi d’une campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite
le 18 octobre 2003 à 00h00
Le Liban était sur le point d’être déclaré « région dépourvue de polio ». Mais l’apparition d’un cas chez un enfant de huit mois à Cheikh Moussa, au Akkar, en janvier 2003, a retardé cette annonce. « C’est le premier cas enregistré depuis 1994 », explique le Dr Walid Ammar, directeur général du ministère de la Santé, qui ajoute que le ministère pensait arrêter la campagne, car aucun cas n’a été détecté depuis près de dix ans. « Ce n’est pas grave, poursuit-il. Ce cas constitue certainement une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle est que la souche du virus identifié s’est avérée être importée des pays de l’Asie de l’Est, de l’Inde plus spécifiquement. » Ce cas a poussé le ministère de la Santé à organiser, en collaboration avec les ministères de l’Éducation, de l’Intérieur et des Affaires sociales, le commandement de l’armée, l’Unicef, l’Organisation mondiale de la santé, les ONG et les municipalités, une nouvelle campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite celle de mai, apparemment, n’a pas eu le succès voulu, tous les enfants âgés d’un à cinq ans n’ayant pas été vaccinés. Le coup d’envoi de cette campagne a été donné hier, dans le village de Menié-Denniyé (Liban-Nord). Elle sera divisée en deux phases. La première consistera à administrer un vaccin oral du virus atténué à tous les enfants des régions de Menié-Denniyé, du Akkar et de Baalbeck-Hermel. Pour ce faire, quelque 2 500 conscrits ont été chargés, suite à une session de formation qu’ils ont reçue, de faire le tour de toutes les maisons de ces villages et de vacciner les enfants âgés d’un à cinq ans. Ainsi 70 000 domiciles seront visités par jour. La région de Menié-Denniyé a été couverte hier, celle du Akkar et de Baalbeck-Hermel le sera demain. Cette phase sera suivie d’une autre, au cours de laquelle les parents accompagneront les enfants dans les dispensaires pour qu’ils reçoivent le vaccin. Cette phase couvrira tous les autres cazas du pays. Rappelons que le virus de la polio est contagieux. « Il est transmis à travers les selles des enfants par des mains souillées jusqu’à la bouche, note le Dr Ammar. Ce virus est toutefois moins virulent chez les adultes. »


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