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Bolivie Grande marche sur La Paz, l’opposition au président s’étend

Environ 20 000 personnes convergeaient hier vers le centre de la capitale bolivienne, La Paz, pour exiger la démission du président Gonzalo Sanchez de Lozada, après de nouvelles défections de ministres et le rejet par l’opposition d’une proposition de référendum sur le problème gazier. Six colonnes de manifestants, regroupant notamment mineurs et paysans indiens en colère, se dirigeaient vers le cœur de la capitale, faisant exploser des pétards pour signaler leur passage. C’est la première manifestation d’une telle ampleur depuis le début de la « guerre du gaz » qui a débuté à la mi-septembre en Bolivie par des protestations contre le projet du gouvernement d’exporter du gaz via le Chili, considéré comme l’« ennemi » historique pour avoir privé son voisin de sa façade maritime il y a 124 ans. Ce conflit a cristallisé d’autres revendications catégorielles et ethniques contre le président néolibéral, réélu en août 2002, après un premier mandat (1993-1997) consacré à un vaste programme de privatisations, ayant notamment débouché sur des milliers de licenciements dans les mines. Deux vice-ministres affiliés à la Nouvelle Force révolutionnaire (droite nationaliste), parti allié au président, ont abandonné le gouvernement hier matin, pour protester contre la répression sanglante des manifestations, en appelant le président à jeter l’éponge. M. Sanchez de Lozada s’en est pris de son côté aux leaders de l’opposition, le député indien Evo Morales et le chef ayamara Felipe Quispe, les qualifiant de « terroristes » et les accusant de vouloir imposer une « narcodictature ». Une grève de la faim, lancée par des intellectuels, artistes, entrepreneurs et prêtres, ainsi que des militants des droits de l’homme, des classes moyennes, demandant le départ du président, s’étend désormais à dix villes du pays. La Paz restait complètement isolée du reste du pays hier. Des centaines de touristes étrangers, bloqués dans la ville, attendent encore d’être évacués.
Environ 20 000 personnes convergeaient hier vers le centre de la capitale bolivienne, La Paz, pour exiger la démission du président Gonzalo Sanchez de Lozada, après de nouvelles défections de ministres et le rejet par l’opposition d’une proposition de référendum sur le problème gazier. Six colonnes de manifestants, regroupant notamment mineurs et paysans indiens en colère, se dirigeaient vers le cœur de la capitale, faisant exploser des pétards pour signaler leur passage. C’est la première manifestation d’une telle ampleur depuis le début de la « guerre du gaz » qui a débuté à la mi-septembre en Bolivie par des protestations contre le projet du gouvernement d’exporter du gaz via le Chili, considéré comme l’« ennemi » historique pour avoir privé son voisin de sa façade maritime il y a 124 ans. Ce conflit...