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Actualités

EXPOSITION À la galerie Alice Mogabgab jusqu’au 31 octobre (photo)

« Panorama » de Ghada Saghieh, ou comment croquer la société mondaine
Jusqu’au 31 octobre, à la galerie Alice Mogabgab (Gemmayzé), l’artiste syrienne Ghada Saghieh, installée à Beyrouth depuis près de 20 ans, récidive avec son sujet de prédilection à travers des aquarelles et des huiles de moyen et grand format : la société mondaine locale, qu’elle pratique depuis longtemps. La revoici qui croque intelligemment des scènes d’extérieur sur la corniche, sur les plages et sur les terrasses des cafés du centre-ville ou des scènes d’intérieur, envahies par les robes longues en soie noire et le rouge velours de rigueur chez les happy few.
Sur le papier ou sur la toile, la marotte de l’artiste apparaît très clairement, dans la minutie du détail « tendance » : la mode. Il va sans doute que ces élégantes, ces coquettes et ces jeunes gominés esquissant de délicats pas de danse sont vêtus du dernier cri ou, tout du moins, croient l’être. La passion pour le vêtement ne prive pas pour autant Ghada Saghieh d’un détachement objectif, peut-être ironique aussi, sur ces précieux qui se regardent à la dérobée, qui regardent ailleurs en se sachant regardés ou qui se cachent derrière des visages suffisamment flous pour être invisibles.
Il va sans dire que le trait de l’aquarelliste est beaucoup plus convaincant que celui de la peintre, parfois trop relâché, maîtrisant mal une volonté d’imprécision formelle. Cependant, les deux meilleures huiles sont les plus grandes, format que l’artiste ne travaille que depuis quelque temps : à ce titre donc, Les danseurs et surtout Les robes noires sont particulièrement achevées. Ghada Saghieh, ou comment croquer une réalité mondaine libanaise sans tomber dans le piège du jugement ou de l’a priori.
D.G.
« Panorama » de Ghada Saghieh, ou comment croquer la société mondaineJusqu’au 31 octobre, à la galerie Alice Mogabgab (Gemmayzé), l’artiste syrienne Ghada Saghieh, installée à Beyrouth depuis près de 20 ans, récidive avec son sujet de prédilection à travers des aquarelles et des huiles de moyen et grand format : la société mondaine locale, qu’elle pratique depuis longtemps. La revoici qui croque intelligemment des scènes d’extérieur sur la corniche, sur les plages et sur les terrasses des cafés du centre-ville ou des scènes d’intérieur, envahies par les robes longues en soie noire et le rouge velours de rigueur chez les happy few. Sur le papier ou sur la toile, la marotte de l’artiste apparaît très clairement, dans la minutie du détail « tendance » : la mode. Il va sans doute que ces élégantes, ces...