Le Pr Schwartzenberg s’était rendu célèbre par ses engagements politiques, notamment en faveur des immigrés sans papiers ou pour la défense de l’euthanasie dans certains cas. Ephémère ministre délégué à la Santé dans le gouvernement de gauche de Michel Rocard, il avait démissionné le 7 juillet 1988 pour avoir exprimé des convictions personnelles sur la lutte contre la drogue ou le dépistage du sida. « Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais c’est en disant aux gens “occupez-vous de vos affaires” et “faites-moi confiance” qu’on réduit les peuples en esclavage », se plaisait à répéter cet humaniste engagé, dont l’omniprésence médiatique a irrité plus d’un de ses collègues. Né le 2 décembre 1923 à Paris de parents juifs, il s’engage dans la résistance avec ses deux frères cadets. Il est interdit de faculté de médecine en raison des lois raciales de Vichy. En 1991, l’Ordre des médecins le suspend d’exercice pour un an, pour avoir révélé dans la presse en 1987 l’aide qu’il avait apportée à un malade incurable. En 1993, le Conseil d’État annule cette décision. Il tâte à nouveau de la politique comme député européen (1989-1994), élu sur la liste socialiste, puis brièvement, en 1992, comme conseiller régional de PACA (liste Énergie Sud de Bernard Tapie).
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France Décès du cancérologue Léon Schwartzenberg, briseur de tabous impénitent (photo)
le 15 octobre 2003 à 00h00
Le Pr Schwartzenberg s’était rendu célèbre par ses engagements politiques, notamment en faveur des immigrés sans papiers ou pour la défense de l’euthanasie dans certains cas. Ephémère ministre délégué à la Santé dans le gouvernement de gauche de Michel Rocard, il avait démissionné le 7 juillet 1988 pour avoir exprimé des convictions personnelles sur la lutte contre la drogue ou le dépistage du sida. « Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais c’est en disant aux gens “occupez-vous de vos affaires” et “faites-moi confiance” qu’on réduit les peuples en esclavage », se plaisait à répéter cet humaniste engagé, dont l’omniprésence médiatique a irrité plus d’un de ses collègues. Né le 2 décembre 1923 à Paris de parents juifs, il s’engage dans la résistance avec ses deux frères cadets. Il est interdit de faculté de médecine en raison des lois raciales de Vichy. En 1991, l’Ordre des médecins le suspend d’exercice pour un an, pour avoir révélé dans la presse en 1987 l’aide qu’il avait apportée à un malade incurable. En 1993, le Conseil d’État annule cette décision. Il tâte à nouveau de la politique comme député européen (1989-1994), élu sur la liste socialiste, puis brièvement, en 1992, comme conseiller régional de PACA (liste Énergie Sud de Bernard Tapie).


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