Sur les lieux du drame, des badauds ont immédiatement établi un lien entre l’attentat et la décision de la Turquie d’envoyer des soldats en Irak. « À quoi vous attendiez-vous ? Nous disons aux Turcs que nous ne voulons pas de leurs soldats, ils continuent de dire qu’ils viendront et nous menacent de répondre par la force en cas d’attaque », s’est ainsi exclamé Sattar Jabbar, ingénieur de 36 ans. Nombre de responsables irakiens, y compris parmi les membres du Conseil de gouvernement transitoire mis en place par les Américains, se sont déclarés totalement opposés à la présence de soldats turcs sur leur territoire. L’annonce du déploiement a en outre ravivé les tensions entre Turcs et Kurdes. Le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani, par exemple, a réitéré lundi son opposition, estimant que ce déploiement ne fera « qu’accroître les problèmes ». Plusieurs pays arabes, dont la Jordanie, se sont également déclarés hostiles à la présence de soldats turcs en Irak. Tentant d’expliquer la position de son pays, le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, a affirmé hier, en marge de cette conférence, que l’envoi de soldats turcs permettrait d’« écourter la période d’occupation » de l’Irak.
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Erdogan réfute tout lien entre l’attentat et l’envoi de soldats
le 15 octobre 2003 à 00h00
Sur les lieux du drame, des badauds ont immédiatement établi un lien entre l’attentat et la décision de la Turquie d’envoyer des soldats en Irak. « À quoi vous attendiez-vous ? Nous disons aux Turcs que nous ne voulons pas de leurs soldats, ils continuent de dire qu’ils viendront et nous menacent de répondre par la force en cas d’attaque », s’est ainsi exclamé Sattar Jabbar, ingénieur de 36 ans. Nombre de responsables irakiens, y compris parmi les membres du Conseil de gouvernement transitoire mis en place par les Américains, se sont déclarés totalement opposés à la présence de soldats turcs sur leur territoire. L’annonce du déploiement a en outre ravivé les tensions entre Turcs et Kurdes. Le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani, par exemple, a réitéré lundi son opposition, estimant que ce déploiement ne fera « qu’accroître les problèmes ». Plusieurs pays arabes, dont la Jordanie, se sont également déclarés hostiles à la présence de soldats turcs en Irak. Tentant d’expliquer la position de son pays, le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, a affirmé hier, en marge de cette conférence, que l’envoi de soldats turcs permettrait d’« écourter la période d’occupation » de l’Irak.


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