La « squadra azzurra », si décriée et tombée au plus bas après son Mondial 2002 raté, a bouclé la saison de belle manière. Lors des qualifications, elle a accompli un parcours exemplaire, marqué par cinq victoires, un seul revers contre Galles (2-1) et deux nuls sur le même score (1-1), à chaque fois contre la Serbie-Monténégro. Ce bilan flatteur fait de l’Italie l’une des principales favorites au titre européen, une couronne qui lui échappe depuis son triomphe de 1968, au Stade olympique de Rome, à l’issue de deux finales à couper le souffle (1-1, 2-0) face à l’ex-Yougoslavie de Pantelic, Dzajic et Petkovic.
« Nous irons au championnat d’Europe, avec l’une des équipes les plus fortes du lot, le classement FIFA ne reflétant pas la vérité. Ce groupe est plus complet que celui du Mondial, car il a acquis, depuis, une mentalité de vainqueur », estime le sélectionneur Giovanni Trapattoni, qui, longtemps contesté, a complètement renversé la tendance en sa faveur.
Un jeu d’attaque retrouvé
Face à une modeste formation d’Azerbaïdjan, privée de ses meilleurs éléments, la formation de Trapattoni a confirmé toutes les promesses entrevues lors de ses dernières sorties.
Alors qu’auparavant elle jouait souvent en retrait, préférant attendre l’adversaire pour le frapper en contre, elle a désormais opté pour un football beaucoup plus conquérant, avec une meilleure animation offensive de son milieu du terrain et surtout un jeu d’attaque retrouvé.
Parfaitement lancé par Francesco Totti, excellent dans son rôle de chef de manœuvre, le duo de pointe Christian Vieri-Filippo Inzaghi a de nouveau fait parler la poudre, surtout le deuxième nommé qui a marqué 6 buts lors des 3 derniers matches.
Réputée pour sa solidité défensive, l’Italie peut présenter aujourd’hui une des palettes les plus riches du plateau de l’Euro dans le domaine offensif. D’autant plus que Marco di Vaio, auteur du 3e but samedi, constitue plus qu’une simple doublure et qu’Alessandro del Piero, blessé, sera bientôt de retour.


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