La Saudi French Bank (filiale à 31 % du Crédit agricole-Indosuez) détiendra 27 % du capital de la banque syrienne, baptisée Banque Bemo Saudi-Fransi. La part de la Bemo est de 22 % tandis que celle de la famille Obegi s’élève à 3 % du capital. Les 48 % restants seront mis en vente jusqu’au 20 octobre, simultanément à Damas, Beyrouth et Ryad, selon l’adjoint au directeur général de la Bemo, Ronald Yazbeck. « Nous comptons commencer à opérer avant fin décembre à Damas », a-t-il ajouté.
Lundi, la Banque du Liban et d’Outre-Mer (Blom), associée avec la Société financière internationale (SFI, groupe Banque mondiale) et des investisseurs privés syriens, avait annoncé qu’elle allait lancer à partir d’aujourd’hui une souscription ouverte au public portant sur 38 % du capital d’une banque privée en Syrie, baptisée Banque de Syrie et d’Outre-Mer (Bsom).
La Blom a souscrit à 39 % du capital de la Bsom, alors que la SFI en a acquis 10 %. Treize pour cent en ont été achetés par des investisseurs syriens, (dont 7,5 % par les hommes d’affaires Ihsan Baalbaki et Rateb Challah, ce dernier également président de l’Union syrienne des chambres de commerce et d’industrie). Les 38 % restants seront proposés aux investisseurs syriens, résidents comme non-résidents, jusqu’au 20 octobre également. La Bsom compte ouvrir en janvier 2004 son siège à Damas.
Le capital de chacune des deux nouvelles banques équivaut à 30 millions de dollars, et leurs actions seront proposées au même prix (10 dollars environ) et dans les mêmes conditions.
La troisième banque étrangère autorisée à opérer en Syrie est le Crédit foncier et commercial de Jordanie (CFCJ), qui doit clore dans deux jours sa campagne de souscription destinée à boucler le capital de sa future filiale syrienne.
Le lancement de ces « banques privées » en Syrie met fin à un monopole de l’État sur ce secteur qui dure depuis près d’un demi-siècle.


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