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EXPOSITION « Nausea », de Pascal Hachem, au Centre culturel français (Photo)

Une exposition surprenante. Plutôt nauséabonde, comme son titre l’indique clairement. Et difficile à expliquer.
Imaginez un espace rempli d’une cinquantaine de pattes de poulets, posées, une par une, sur des piédestaux, peintes à la bombe dorée et enveloppées dans des sacs transparents. Sauf une pièce rouge fluo.
Vous vous interrogez : Est-ce que ce sont de vraies ou de fausses pattes ? Vous passez ensuite dans la salle adjacente. Et là l’écœurement vous saisit. Sur une table, quatre bocaux dans lesquels marinent des pattes de poulet coupées. Et, accroché au mur, un sac en plastique transparent contenant un poulet égorgé et baignant dans son sang ! Heureusement que l’ensemble est accompagné de sacs à vomir (en papier, comme ceux que l’on trouve dans les avions), sur lesquels Pascal Hachem a obligeamment transcrit la phrase suivante : « Un os de poulet qui a été introduit avec la fourchette doit être retiré de la bouche avec la fourchette. Le livre de l’étiquette, les éditions de l’homme. »
Provocation gratuite ? Art boucher ? Le jeune artiste, fraîchement diplômé en décoration de l’Usek, affirme que cette installation vise, d’une part, à jouer sur l’effet de surprise, lorsque les visiteurs découvrent que les pattes sont réelles. Et, d’autre part, à faire un certain parallélisme entre l’homme et le poulet. « Certains y ont vu par exemple des mains de femmes, d’autres des racines ou des branches d’arbre, dit-il. Pour moi il s’agit d’un travail de réflexion sur la séparation des organes d’un même corps, qui donne alors des éléments très différents. »
Cela pourrait être interprété dans un sens sociopolitique. Mais Pascal Hachem préfère que chacun se fasse sa propre version.
Jusqu’au 30 mai, de 13h à 19h. Un conseil : munissez-vous d’un masque respiratoire !

Z.Z.
Une exposition surprenante. Plutôt nauséabonde, comme son titre l’indique clairement. Et difficile à expliquer.Imaginez un espace rempli d’une cinquantaine de pattes de poulets, posées, une par une, sur des piédestaux, peintes à la bombe dorée et enveloppées dans des sacs transparents. Sauf une pièce rouge fluo.Vous vous interrogez : Est-ce que ce sont de vraies ou de fausses pattes ? Vous passez ensuite dans la salle adjacente. Et là l’écœurement vous saisit. Sur une table, quatre bocaux dans lesquels marinent des pattes de poulet coupées. Et, accroché au mur, un sac en plastique transparent contenant un poulet égorgé et baignant dans son sang ! Heureusement que l’ensemble est accompagné de sacs à vomir (en papier, comme ceux que l’on trouve dans les avions), sur lesquels Pascal Hachem a obligeamment...