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Algérie Le FLN retire du gouvernement ses ministres proches de Benflis

Le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique) a décidé de retirer du gouvernement de coalition algérien les ministres proches de son secrétaire général Ali Benflis, a annoncé hier ce parti. Le Bureau politique du FLN a décidé « le retrait des ministres du parti de l’équipe gouvernementale actuelle » en raison des « comportements irresponsables et hérétiques du candidat-président » Abdelaziz Bouteflika, indique le FLN dans un communiqué.
Cette décision intervient alors que, depuis plusieurs mois, la crise couve entre MM. Bouteflika et Benflis. Le président, qui n’a pas encore annoncé sa candidature, voit en M. Benflis un sérieux rival pour l’élection présidentielle du printemps 2004. La direction du parti, soudée autour de M. Benflis, estime que les ministres ayant choisi le camp de M. Bouteflika ne font plus partie de sa formation, tandis que ces derniers revendiquent toujours leur appartenance au FLN. Ces derniers réclament un congrès pour annuler les décisions du 8e congrès du parti en mars, qui a approuvé la ligne de M. Benflis, déclarant notamment l’autonomie du parti vis-à-vis du chef de l’État. Les principaux ministres exclus du parti sont les ministres des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, et de l’Agriculture, Saïd Barkat.
Le comportement de M. Bouteflika et de « ses courtisans » est « le résultat d’un complot prémédité et programmé qui vise les principes démocratiques et les règles de l’État de droit », estime notamment le FLN dans son communiqué. Le bureau politique du FLN fait porter « la responsabilité de cette crise au président-candidat qui en a créé tous les ingrédients et a rendu l’Algérie otage de ses ambitions personnelles », ajoute-t-il. Le FLN avait encore cinq ministres partisans de M. Benflis dans la coalition gouvernementale dirigée par Ahmed Ouyahia, chef du Rassemblement national démocratique (RND). Il s’agit des ministres de la Santé Abdelhamid Aberkane, du Tourisme Lakhdar Dorbani, de la Formation professionnelle Abdelhamid Abad et des ministres délégués à la Recherche scientifique, Mme Leila Hamou Boutlelis, et à la Famille, Mme Boutheina Cheriet. En mai dernier, Ali Benflis avait été brutalement limogé de son poste de chef de gouvernement par le président Bouteflika. Six ministres du FLN, proches de M. Benflis, avaient ensuite été remplacés. Le FLN détient la majorité à l’Assemblée nationale algérienne après sa victoire aux législatives de mai 2002, remportées par l’équipe Benflis.
Interrogé pour savoir si les députés proches de M. Benflis censureraient le gouvernement, son bras droit, Mansour Kedidir, a indiqué que le parti « allait apprécier en fonction des textes ». « Ils (les partisans de M. Bouteflika) voulaient nous paralyser, nous réagissons », a-t-il affirmé.
M. Benflis doit être officiellement désigné demain comme candidat à la prochaine élection présidentielle lors d’un congrès extraordinaire de son parti à Alger. La crise s’est exacerbée à la veille de ce congrès. Le ministère de l’Intérieur avait d’abord autorisé la tenue de cette rencontre devant, en principe, réunir quelque 1 500 personnes, avant de se raviser. Le ministère avait alors fait valoir que des responsables et militants du FLN proches de M. Bouteflika avaient saisi le tribunal administratif sur la validité du huitième congrès qui avait plébiscité la ligne de M. Benflis, en mars dernier, et que ce tribunal ne s’était pas encore prononcé.
Le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique) a décidé de retirer du gouvernement de coalition algérien les ministres proches de son secrétaire général Ali Benflis, a annoncé hier ce parti. Le Bureau politique du FLN a décidé « le retrait des ministres du parti de l’équipe gouvernementale actuelle » en raison des « comportements irresponsables et hérétiques du candidat-président » Abdelaziz Bouteflika, indique le FLN dans un communiqué.Cette décision intervient alors que, depuis plusieurs mois, la crise couve entre MM. Bouteflika et Benflis. Le président, qui n’a pas encore annoncé sa candidature, voit en M. Benflis un sérieux rival pour l’élection présidentielle du printemps 2004. La direction du parti, soudée autour de M. Benflis, estime que les ministres ayant choisi le camp de M. Bouteflika...