Rechercher
Rechercher

Actualités

Iran Retour de l’ambassadeur canadien après la brouille de l’affaire Kazemi

Le Canada a annoncé le retour prochain en Iran de son ambassadeur, deux mois après l’avoir rappelé pour protester contre le refus iranien de rapatrier au Canada le corps de la photojournaliste montréalaise Zahra Kazemi, battue à mort à Téhéran. Le ministre canadien des Affaires étrangères, Bill Graham, a expliqué avoir pris la décision de renvoyer l’ambassadeur Philip MacKinnon pour avoir « une voix forte » au moment où l’Iran promet un procès transparent dans l’affaire Kazemi. « L’ambassadeur apportera avec lui une lettre du Premier ministre (Jean Chrétien) adressée au président (Mohammed Khatami) affirmant que dans le cas de la mort de Mme Kazemi, le Canada continue de réclamer le rapatriement de son corps au Canada et un procès complet, ouvert et transparent », a précisé le ministre lors d’un point de presse.
De son côté, la justice iranienne a confirmé hier que le procès de l’agent des renseignements inculpé dans la mort de Zahra Kazemi serait public. Selon le quotidien Iran, ce procès pourrait avoir lieu entre le 7 et le 12 octobre. Le responsable des relations publiques de la justice de Téhéran, Zahed Bachiri-Rad, a indiqué qu’aucune date n’avait été arrêtée mais que le procès serait public. Les dernières conclusions du juge enquêteur mettent en cause pour « meurtre quasi intentionnel » un agent du ministère des Renseignements qui avait interrogé Zahra Kazemi au cours des premiers jours de sa détention.
La police mène la chasse
aux mariées indécentes
La police iranienne a prévenu qu’elle interviendrait sans merci contre la dépravation croissante, selon elle, dans les mariages, au cours desquels de plus en plus de mariées ne portent pas le voile et les invités des deux sexes se côtoient. Depuis ces derniers mois, on assiste de plus en plus en Iran à des mariages « où les règles morales ne sont plus respectées », a déclaré le colonel Seyed Azim Hosseini, directeur de la lutte contre le vice social. De plus en plus de jeunes mariées se dispensent de porter le « hijab » sur la robe blanche et circulent même en ville tête nue. Dans les fêtes, hommes et femmes, tête nue elles aussi, dansent ensemble malgré les interdictions coraniques, au point que prospère un trafic d’enregistrements de telles festivités privées. Les vidéos les plus prisées, celles où apparaissent des femmes plus légèrement vêtues qu’à l’accoutumée, se vendent 100 000 rials (environ 12 dollars). Dix équipes de photographes et de vidéastes, pris en train de filmer durant des mariages, viennent ainsi d’être arrêtés, a rapporté le quotidien Iran. Sur le marché noir se négocient des films de soirées d’anniversaire, de mariages ou de fêtes dans des dortoirs d’étudiantes. Depuis plusieurs mois circulent également à Téhéran des films des fêtes de la famille de l’ancien président irakien Saddam Hussein, notamment l’enregistrement de la fête d’anniversaire de l’une de ses filles.
Le Canada a annoncé le retour prochain en Iran de son ambassadeur, deux mois après l’avoir rappelé pour protester contre le refus iranien de rapatrier au Canada le corps de la photojournaliste montréalaise Zahra Kazemi, battue à mort à Téhéran. Le ministre canadien des Affaires étrangères, Bill Graham, a expliqué avoir pris la décision de renvoyer l’ambassadeur Philip MacKinnon pour avoir « une voix forte » au moment où l’Iran promet un procès transparent dans l’affaire Kazemi. « L’ambassadeur apportera avec lui une lettre du Premier ministre (Jean Chrétien) adressée au président (Mohammed Khatami) affirmant que dans le cas de la mort de Mme Kazemi, le Canada continue de réclamer le rapatriement de son corps au Canada et un procès complet, ouvert et transparent », a précisé le ministre lors d’un point...