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Football - Championnat de France Rennes toujours en quête d’identité

Depuis quelques années, les saisons se suivent et se ressemblent étrangement à Rennes : même constat désabusé de la saison précédente, et arrivée d’un nouvel entraîneur animé des meilleures intentions.
Cette fois c’est le Roumain Laszlo Bölöni, venu du Sporting Portugal pour remplacer Vahid Halilhodzic, qui tentera de relever le challenge pour donner au club de football de Ligue 1 l’âme et les résultats qu’il se cherche désespérément depuis l’arrivée aux commandes de l’industriel François Pinault.
« On pensait que parce qu’il y avait un patron puissant, le club lui aussi serait grand mais ce n’est pas si simple », reconnaît le nouveau coach.
« Il y a eu beaucoup de bons entraîneurs qui se sont succédé sans amélioration, il faut donc chercher dans d’autres domaines ce qui ne va pas et trouver le plus rapidement possible le pourquoi », ajoute-t-il.
Dans cet esprit, le club, sauvé in extremis de la relégation lors du dernier match, le printemps dernier, semble au moins avoir pris quelques résolutions de bon sens.
Après les vagues de recrutement tous azimuts, l’heure est à la réduction d’un effectif pléthorique d’une bonne trentaine de joueurs, même si beaucoup de stadistes ont du mal à trouver de nouveaux horizons.
Après la victoire des moins de 18 ans en coupe Gambardella, il est également plus que jamais question de s’appuyer sur un centre de formation par ailleurs très performant.
« Le club va changer de philosophie en intégrant davantage les jeunes du centre de formation », confirme le directeur sportif Pierre Dréossi qui souhaite voir désormais le club « fonctionner en vrai professionnel dans tous ses compartiments. »
« Il s’agit de mettre en place une politique sportive réelle et d’utiliser tous les moyens du club pour aller de l’avant », souligne Laszlo Bölöni.

Sans Escudé ni Réveillère
Pour ce qui est du jeu proprement dit, les recettes de l’entraîneur roumain ne diffèrent guère de celles de ses prédécesseurs, prônant « l’humilité », « la valeur de l’odeur de transpiration », et tablant sur davantage d’agressivité sur le terrain.
« On ne peut pas être impérativement premier, mais il faut tout faire pour l’être », résume-t-il.
Reste que le coach devra composer avec un groupe qui, prudence et rigueur budgétaire obligent puisque le budget reste stable à 28 millions d’euros, ne devrait guère changer de physionomie.
On retrouvera l’irréprochable Petr Cech dans les buts et devant lui le fidèle Dominique Arribagé. En attaque, on comptera encore sur Frédéric Piquionne, soutenu par Olivier Sorlin ou Olivier Monterrubio, pour combler le lourd déficit d’efficacité de la saison passée.
À noter toutefois les arrivées de l’ex-Montpelliérain Cédric Barbosa et du défenseur central Abdeslam Ouaddou, prêté par Fulham, auxquelles s’ajoute le retour du Brésilien Severino Lucas, acheté à prix d’or voilà deux saisons et de retour de prêt aux Corinthians de São Paulo.
Sur le départ depuis plusieurs mois, Julien Escudé a pour sa part enfin conclu un contrat de quatre ans avec l’Ajax Amsterdam, tandis qu’Anthony Réveillère, après un bref passage à Valence, a été transféré définitivement à Lyon pour 5,5 millions d’euros.
D’une manière un peu moins rugueuse qu’Halilhodzic, Laszlo Bölöni se montre en tout cas décidé à mener son équipe avec exigeance et fermeté, même si son ambition immédiate se limite à « jouer bien et à bien travailler ».
Après avoir passé deux saisons au Sporting Portugal – un record à l’en croire ! – il semble en outre là pour durer.
« Je crois que la stabilité d’une équipe passe par la stabilité de l’entraîneur », affirme-t-il.
Au Stade rennais, voilà une notion qui, ces derniers temps, n’était guère cotée.
Depuis quelques années, les saisons se suivent et se ressemblent étrangement à Rennes : même constat désabusé de la saison précédente, et arrivée d’un nouvel entraîneur animé des meilleures intentions.Cette fois c’est le Roumain Laszlo Bölöni, venu du Sporting Portugal pour remplacer Vahid Halilhodzic, qui tentera de relever le challenge pour donner au club de football de Ligue 1 l’âme et les résultats qu’il se cherche désespérément depuis l’arrivée aux commandes de l’industriel François Pinault.« On pensait que parce qu’il y avait un patron puissant, le club lui aussi serait grand mais ce n’est pas si simple », reconnaît le nouveau coach.« Il y a eu beaucoup de bons entraîneurs qui se sont succédé sans amélioration, il faut donc chercher dans d’autres domaines ce qui ne va pas et trouver le...