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Oudaï : dangereux, brutal et... docteur en sciences politiques(photo)

Le fils aîné de Saddam Hussein, Oudaï, dirigeait, à 39 ans, avant la chute du régime de Saddam Hussein, le corps paramilitaire des « Fedayin de Saddam » et plusieurs médias, notamment la télévision de la Jeunesse et le quotidien Babel. Député au Parlement depuis 2000, Oudaï présidait également le Comité olympique et l’Union des journalistes.
Il jouit d’une réputation sulfureuse de personnage dangereux, brutal, bien qu’il se soit assagi après un attentat qui a failli lui coûter la vie en 1996.
Il avait dû passer six mois à l’hôpital et il lui a fallu plusieurs interventions chirurgicales pour recouvrer l’usage de ses jambes.
Depuis la chute du régime, les témoignages sur ses multiples frasques, ses passions macabres pour la torture et les craintes qu’il suscitait se multiplient.
Ainsi un de ses anciens collaborateurs, qui a souhaité conserver l’anonymat, le décrivait en avril comme passionné par l’Internet, la torture, les armes, les femmes, les voitures et l’alcool.
En mars 2000, il avait fait son entrée à l’Assemblée nationale, se faisant élire député de la cinquième circonscription de Bagdad avec 99,99 % des voix, tout en continuant de diriger son empire médiatique.
Oudaï a obtenu en décembre 2002 un diplôme exceptionnel, « supérieur à un doctorat », le premier jamais attribué par une université irakienne, pour une étude sur « l’avenir de la nation arabe au XXIe siècle ». Le fils aîné de Saddam Hussein est également diplômé de la faculté de polytechnique de l’université de Bagdad et détient un doctorat en sciences politiques de la même université. Son journal Babel détonnait dans le paysage médiatique irakien où chaque publication collait au plus près à la ligne officielle, se jouant de tous les tabous, adoptant une liberté de ton qui tranchait avec la rigueur imposée aux autres médias.
Contrairement aux autres journaux, qui n’imprimaient que la parole officielle, le quotidien de forme tabloïd publiait des informations et des analyses de médias étrangers pas toujours en accord avec l’orthodoxie de rigueur à Bagdad.
La télévision de la Jeunesse, également contrôlée par le fils du président, a la même ligne éditoriale et n’hésitait pas à relayer d’autres chaînes arabes, notamment al-Jazira du Qatar, ce qui donnait l’occasion aux Irakiens, interdits de parabole, de regarder le monde avec des yeux autres que ceux des caméras officielles.
Le fils aîné de Saddam Hussein, Oudaï, dirigeait, à 39 ans, avant la chute du régime de Saddam Hussein, le corps paramilitaire des « Fedayin de Saddam » et plusieurs médias, notamment la télévision de la Jeunesse et le quotidien Babel. Député au Parlement depuis 2000, Oudaï présidait également le Comité olympique et l’Union des journalistes.Il jouit d’une réputation sulfureuse de personnage dangereux, brutal, bien qu’il se soit assagi après un attentat qui a failli lui coûter la vie en 1996.Il avait dû passer six mois à l’hôpital et il lui a fallu plusieurs interventions chirurgicales pour recouvrer l’usage de ses jambes.Depuis la chute du régime, les témoignages sur ses multiples frasques, ses passions macabres pour la torture et les craintes qu’il suscitait se multiplient.Ainsi un de ses anciens...