L’histoire d’un phénomène
Qui est, exactement, ce mystérieux Terminator? C’est un être à nul autre semblable, qui vient du futur pour accomplir une mission plutôt extraordinaire sur notre planète. Il est chargé de retrouver et de tuer une femme nommée Sarah Connor, apparemment semblable à des milliers d’autres. Alors, pourquoi ELLE? Parce que ladite Sarah va devenir mère d’un garçon, prénommé John, qui mènera la résistance contre le complot des machines en vue de provoquer une apocalypse nucléaire.
On ne vous en dit pas plus sur le premier épisode de la trilogie, non plus que sur le second (T-2, Judgment Day), sorti en 1991 avec également un énorme succès. Rappelons tout de même que le n°1 avait obtenu en son temps le grand prix du Festival du film fantastique d’Avoriaz, en France, une belle récompense! Ce qu’il est intéressant de souligner, par contre, c’est que à partir de T-2, l’histoire de Terminator sort du cycle habituel des «grosses machines» encombrées d’effets spéciaux. Les personnages, à commencer par le superhéros lui-même, prennent une dimension humaine. C’est pourquoi Sarah Connor survivra: son fils, John, devra faire face à de terribles menaces... pour parvenir à l’épreuve finale. Celle qui nous est contée, aujourd’hui, dans le troisième Terminator: Rise of The Machines. Bien des surprises nous attendent! Selon nous, ce film mérite de retenir l’attention du public (exigeant) peu enclin à se déranger en pareil cas. Bien sûr, le spectacle est prodigieux jusqu’au délire, mais on y trouve aussi matière à réflexion. Des chiffres? On a parlé d’un budget extravagant – proche des 200 millions de dollars! Vous en aurez donc pour votre argent – ou celui des producteurs! – et on vous conseille de ne pas rater cette expérience mémorable.
L’acteur
Arnold Schwarzenegger n’est pas n’importe qui. Pas seulement par sa carrure et sa force physique (exceptionnelles!). L’homme a du caractère et une volonté de décision peu commune. Né en Autriche, il avait émigré tout jeune aux États-Unis, où il s’était vite fait remarquer dans diverses compétitions du genre Monsieur Univers (13 titres mondiaux à son actif!). Le cinéma lui fait signe et, en 1982, il devient célèbre en jouant Conan the Barbarian, suivi de Conan the Destroyer. Et, en 84, comme déjà dit, c’est la véritable révélation avec Terminator. Schwarzie, qui avait toujours rêvé de devenir célèbre, raconte: «J’ai réalisé mes projets d’enfant les plus fous. Je suis une star. J’aime l’argent et j’aime en gagner, mais pour quoi faire? En tout cas, j’ai été très sensible aux ovations du public de Cannes, cette année»... Et après? Attentif et organisé, il assure ses arrières. Marié à Eunice Schriver, du clan Kennedy, il pense à une carrière politique... sait-on jamais?!
Autres détails: il a apprécié la manière avisée de Jonathan Mostow, le metteur en scène de T-3, ainsi que la personnalité de Kristanna Loken, sa partenaire (adversaire) dans le film, sans oublier Claire Danes.
Le producteur
Mario F. Kassar:
Le panache
et l’audace
Il est un des coproducteurs de «T-3». «F» pour Fadel: comme son nom l’indique, Mario Kassar est d’origine libanaise. Mémoire de nos cinéphiles: son père, Fadel Kassar, était un important distributeur de films... C’était aussi le temps du cinéma Embassy, qui abrita le ciné-club de Beyrouth.
– En 1976, installé à Hollywood, Mario Kassar fonda la société Carolco et s’occupa de films comme Rambo, Basic Instinct ou encore Total Recall (avec Schwarzenegger). Et puis, le vent tourna.... Pourquoi cette période de repli discret? Aujourd’hui, la Carolco revient sur le devant de la scène revivifiée en C-2.
Sans doute, à Hollywood, Mario Kassar, fasciné par la mémoire brillante (mais souvent trompeuse?) des «moguls» des grands studios, a-t-il manqué de rigueur. Lui-même vient de retenir la leçon: «Il faut être prudent, attentif et organisé.» Alors, T-3 devrait être sa nouvelle grande chance. Et si Mario Kassar était à Beyrouth pour la sortie du film? Pourquoi pas!


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine