Par cette démonstration de force pacifique dans la ville qui abrite le mausolée de l’imam Ali, vénéré par les chiites, et située à 130 km de Bagdad, sayyed Sadr a voulu dans le même temps avertir les autorités religieuses chiites qu’elles ne pouvaient pas rester neutres dans le conflit. Il a également appelé à la dissolution du Conseil de gouvernement transitoire irakien, formé le 13 juillet sous la houlette des États-Unis, qui, selon lui, « ne représente pas le peuple irakien ».
« Votre présence à Najaf est le meilleur soutien et le meilleur moyen de lutter contre l’occupation et l’encerclement » de Najaf par les troupes américaines, a lancé à l’adresse des fidèles sayyed Sadr.
Sayyed Sadr a ajouté que « l’armée du Mehdi » était « l’armée de l’Irak ». La semaine dernière, il avait annoncé la création de cette armée de volontaires dont le recrutement avait commencé le lendemain dans les régions à forte population chiite. Le mollah n’a pas évoqué la mort d’Oudaï et Qoussaï lors de son prêche.
Par ailleurs, et alors que les forces américaines ont fait l’objet de nouvelles menaces par un groupe qui a promis de venger Oudaï et Qoussaï, deux soldats américains et un civil irakien ont été blessés dans l’explosion d’un engin artisanal au passage d’un convoi de l’armée américaine vendredi dans le centre de Bagdad. Depuis le 1er mai, date de l’annonce de la fin des opérations militaires majeures en Irak, au moins 44 soldats ont été tués au combat. Par ailleurs, les forces américaines de la 4e division d’infanterie ont arrêté vendredi 13 partisans de Saddam Hussein dans la région de Tikrit, le bastion du président irakien déchu, au nord de Bagdad, selon un porte-parole militaire américain.


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