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Richard Virenque : le « pois » de l’histoire

Tout comme Lance Armstrong, d’un jaune conquérant, Richard Virenque a offert aux objectifs des photographes de la capitale son éclatante tunique à pois rouges, récompensant ses efforts en montagne, au cours d’un après-midi où il a aussi tutoyé l’histoire.
Les Champs-Élysées ont ainsi consacré la coqueluche du sport français qui rejoint l’Aigle de Tolède, Federico Bahamontes, et le petit Belge Lucien Van Impe, également auteurs de six succès dans le classement de la montagne. Contrairement à ses deux glorieux anciens, le Varois n’aura cependant pas signé une victoire finale mais, qu’importe, il en a revêtu à deux reprises, à onze ans d’écart (1992 et 2003) et pour une journée, le maillot de leader. Cela suffit bien à son bonheur. « Je me dis que la Boucle est bouclée, expliquait-il à Morzine. Je peux aujourd’hui à nouveau arrêter ma carrière. »
Ces derniers mots avaient sans doute dépassé sa pensée car l’enfant terrible de la Londe-des-Maures compte bien revenir sur le Tour 2004 en jetant toutefois un voile sur les couleurs qu’il portera. « J’étudie en ce moment les propositions », confiait-il au départ de Ville d’Avray après que la pluie l’eut fait tardivement arriver au village. « On verra bien. Rien n’est fait. »

Lefévère le bienfaiteur
Mais, les proches de l’équipe Quick-Step n’envisagent pas un seul instant que Richard Virenque, en fin de contrat, puisse quitter Patrick Lefévère, l’homme qui a favorablement répondu le jour où, boudé par les formations françaises en raison des retombées de l’affaire Festina, il avait sollicité un engagement chez Domo.
Le Tricolore a d’ailleurs spontanément dédié ses sixièmes lauriers sur le Tour, glanés sur la 7e étape Lyon-Morzine, à son bienfaiteur. « Il fait monter les enchères », en conclut-on dans les coulisses de l’équipe belge. Mais, avec ou sans le paletot de la société de revêtement de sol, l’enfant de Casablanca, aujourd’hui âgé de 33 ans, reviendra sur les routes du Tour avec une âme de juniors. « Tant que la flamme et l’envie seront allumées, explique-t-il, je continuerai. »
La question de la retraite l’agacerait même, s’il s’écoutait. « Peut-être n’attendez-vous que cela, lâchait-il dernièrement en toisant les médias, mais ce n’est pas d’actualité. Je repartirai pour au moins une année. »
Richard Virenque se dit neuf, encore avide de savourer la « Virenquemania » ambiante. Il a payé et il a oublié. « Ça fait longtemps que la page de l’année 1998 est tournée », insiste-t-il, sans pour autant s’attarder sur les événements qui l’avaient conduit pour une garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Lyon, un 23 juillet, quelques jours après l’exclusion de son équipe du Tour.

Jeux olympiques
L’enthousiasme anime toujours ce garçon qui croquait la vie à pleines dents au volant de sa porsche, un blouson de cuir sur le dos, avant la naissance de ses enfants Dario et Clara. Ainsi, le directeur sportif de ses débuts chez RMO, Christian Rumeau, témoigne du haut intérêt que place Virenque dans une 3e participation aux Jeux olympiques, après Atlanta et Sydney, l’année prochaine à Athènes.
Si le fameux maillot à pois constitue pour Richard Virenque une seconde peau, la tunique distinctive de l’équipe de France avive sa fierté cocardière. Il aura d’ailleurs sans doute l’occasion de le prouver à Hamilton, au Canada, au cours de prochains championnats du monde.
En attendant, l’emblématique attaquant, héros de Paris-Tours 2001, va savourer sa condition d’homme de bien faisant de lui le chouchou des personnalités sportives françaises avec le footballeur Zinédine Zidane, avant un nouveau bain de foule ponctué par des sourires et des autographes, sans bien sûr jamais compter.
Tout comme Lance Armstrong, d’un jaune conquérant, Richard Virenque a offert aux objectifs des photographes de la capitale son éclatante tunique à pois rouges, récompensant ses efforts en montagne, au cours d’un après-midi où il a aussi tutoyé l’histoire.Les Champs-Élysées ont ainsi consacré la coqueluche du sport français qui rejoint l’Aigle de Tolède, Federico Bahamontes, et le petit Belge Lucien Van Impe, également auteurs de six succès dans le classement de la montagne. Contrairement à ses deux glorieux anciens, le Varois n’aura cependant pas signé une victoire finale mais, qu’importe, il en a revêtu à deux reprises, à onze ans d’écart (1992 et 2003) et pour une journée, le maillot de leader. Cela suffit bien à son bonheur. « Je me dis que la Boucle est bouclée, expliquait-il à Morzine. Je peux...