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Philippines Les partisans des militaires insurgés pourchassés par le pouvoir(photo)

La présidente des Philippines Gloria Arroyo a promis hier de pourchasser les partisans de l’insurrection militaire du week-end dernier, alors que la police a arrêté un ancien collaborateur de l’ex-président Joseph Estrada.
Au lendemain de l’issue pacifique de la sédition au cours de laquelle les officiers insurgés avaient exigé le départ de Mme Arroyo, le chef de l’État a annoncé qu’une commission indépendante allait « enquêter sur les racines de la mutinerie et sur les causes qui l’ont provoquée ». Dans le quartier d’affaires de Makati, l’activité a repris son cours normal hier matin, quelques heures après la fin de la crise. Cependant, les craintes que cette mutinerie n’ait des conséquences négatives sur l’économie ont fait chuter la monnaie et la Bourse.
« De tels agissements sont déplorables et doivent être sanctionnés avec force y compris en ce qui concerne leurs prolongements politiques », a prévenu Mme Arroyo dans son discours annuel sur l’état de la nation. Les militaires insurgés avaient accepté de regagner leurs casernes dimanche peu avant minuit et de passer éventuellement devant la justice militaire.
Ramon Cardenas, qui a été le conseiller politique de M. Estrada, a été interpellé suite à une perquisition à son domicile. La police affirme avoir saisi dans la maison de M. Cardenas, qui nie toute participation au complot, des uniformes militaires, des armes automatiques et une grosse cache d’armement et d’autres éléments matériels.
Les autorités préparent également des poursuites à l’encontre d’un autre ami de M. Estrada, le sénateur d’opposition Gregorio Honasan. Ancien colonel de l’armée ayant participé à sept révoltes militaires dans les années 1980, le sénateur Honasan a nié les accusations, après avoir aidé les négociateurs du gouvernement à obtenir la reddition des rebelles.
M. Lina a déclaré qu’il apparaissait qu’une « composante civile » avait aidé les militaires rebelles. Les enquêteurs ont découvert que le plan des insurgés visait à encourager les civils à se rassembler devant l’immeuble, dont ils avaient pris le contrôle, dans l’espoir de provoquer un soulèvement plus important en faveur d’une démission de Mme Arroyo. « Ces 296 soldats n’ont pas agi tout seuls », a déclaré M. Lina. « Il y a un aspect politique ici car ils ont exigé la démission de la présidente. Qu’y a-t-il de plus politique que cela ? » a-t-il demandé.
Actuellement détenu pour détournement de plusieurs millions de dollars lorsqu’il était au pouvoir, M. Estrada affirme qu’il a été chassé du pouvoir de manière illégale par Mme Arroyo.
La présidente des Philippines Gloria Arroyo a promis hier de pourchasser les partisans de l’insurrection militaire du week-end dernier, alors que la police a arrêté un ancien collaborateur de l’ex-président Joseph Estrada.Au lendemain de l’issue pacifique de la sédition au cours de laquelle les officiers insurgés avaient exigé le départ de Mme Arroyo, le chef de l’État a annoncé qu’une commission indépendante allait « enquêter sur les racines de la mutinerie et sur les causes qui l’ont provoquée ». Dans le quartier d’affaires de Makati, l’activité a repris son cours normal hier matin, quelques heures après la fin de la crise. Cependant, les craintes que cette mutinerie n’ait des conséquences négatives sur l’économie ont fait chuter la monnaie et la Bourse.« De tels agissements sont déplorables et...