« Nous avons eu des contacts diplomatiques avec les États-Unis et Israël qui ont souhaité que Goussinski ne doit pas être extradé », a déclaré un haut responsable de la diplomatie grecque sous couvert d’anonymat.
Interrogée, l’ambassade américaine n’a pas voulu faire de commentaire sur une éventuelle implication des États-Unis dans l’affaire.
« Le consulat israélien offre à M. Goussinski exactement les mêmes services qu’il accorderait à n’importe quel citoyen israélien dans les mêmes circonstances », a indiqué de son côté un porte-parole de l’ambassade israélienne. M. Goussinski dispose en effet des nationalités russe et israélienne.
Interrogé sur les pressions exercées sur la Grèce, le porte-parole du gouvernement grec, Christos Protopapas, s’est borné à déclarer au cours de son point de presse quotidien : « Il est normal que l’affaire concentre un grand intérêt international. »
M. Goussinski a été arrêté jeudi dernier à l’aéroport international d’Athènes Elefthérios Vénizélos en provenance de Tel-Aviv.
Un procureur grec l’a placé lundi en détention provisoire dans l’attente d’une procédure d’extradition vers la Russie. Le dossier a été renvoyé devant le conseil des juges de la cour d’appel.
Un responsable du parquet russe a annoncé hier que le parquet avait « commencé à préparer les documents » nécessaires pour une demande officielle d’extradition de M. Goussinski.
Vladimir Goussinski, 50 ans, ex-propriétaire du puissant groupe de presse russe Media-Most, dont le fleuron était la chaîne de télévision NTV, est poursuivi pour des fraudes contre l’État russe portant sur une somme de 250 millions de dollars.


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