Ryad a également créé un organe chargé de surveiller les organisations caritatives islamiques pour s’assurer que leurs fonds ne sont pas employés pour financer des activités terroristes.
Par ailleurs, le roi Fahd a rendu hommage hier aux forces de sécurité pour leur courage à combattre le terrorisme dans le royaume.
« Le roi Fahd a loué les forces de sécurité pour leur courage et leur bravoure à pourchasser les meurtriers et à combattre les forces du mal déviantes et terroristes », indique un communiqué publié au terme de la réunion du Conseil des ministres que présidait le souverain saoudien, qui a également rendu hommage au Conseil des grands oulémas, la plus haute autorité religieuse, pour avoir condamné samedi les récents attentats dans le royaume.
Le royaume wahabite nie que les
Britanniques libérés aient été torturés
Les Britanniques libérés le 8 août dernier par l’Arabie saoudite n’ont pas été torturés en captivité, a déclaré un conseiller du prince héritier saoudien Abdallah. « Nous le nions. Laissons des médecins les examiner et nous verrons », a déclaré M. al-Jubeir, conseiller en affaires étrangères du prince héritier saoudien Abdallah ben Abdel Aziz.
Selon les autorités saoudiennes, ces personnes avaient été accusées d’être impliquées dans une vague d’attentats perpétrés à l’explosif contre des Occidentaux entre novembre 2000 et mars 2001. Ces actes auraient été liés à des règlements de comptes sur fond de réseau de contrebande d’alcool.
En revanche, des sources diplomatiques avaient mis en doute cette version, estimant que les attaques étaient plus probablement l’œuvre de fondamentalistes visant la présence occidentale dans le pays.
M. al-Jubeir a également rejeté cette dernière hypothèse et insisté sur la culpabilité des Occidentaux accusés d’implication dans un trafic d’alcool. « Je ne m’attends pas à ce que ces hommes qui ont été pardonnés viennent et disent : “Oh les Saoudiens avaient raison, nous étions des trafiquants d’alcool et nous avons essayé de nous tirer les uns sur les autres” », a-t-il ironisé.
4 Yéménites, dont 2 suspects dans un
attentat antifrançais, extradés vers Sanaa
L’Arabie saoudite a remis à Sanaa quatre Yéménites qu’elle détenait, dont deux suspects dans l’attentat perpétré fin 2002 contre un pétrolier français, dans le sud-est du Yémen, a-t-on appris hier auprès du ministère yéménite de l’Intérieur.
Par ailleurs, la police yéménite a arrêté un Saoudien, recherché par Ryad après s’être enfui d’une prison de Najrane, dans le sud du royaume, à proximité de la frontière avec le Yémen, a-t-on indiqué de même source. Un deuxième Saoudien, qui avait aidé le fugitif à passer la frontière, a été également arrêté, a ajouté le responsable, sans donner de précision sur la nature des poursuites engagées contre les deux hommes dans leur pays.


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