« Les discussions ont été utiles. Nous avons exposé nos positions et ils (les juristes de l’AIEA) nous ont fait connaître leurs points de vue », a déclaré le porte-parole du ministère Hamid Reza Assefi, ajoutant devant la presse que « ce qui importe, c’est la reconnaissance du droit de l’Iran à utiliser pacifiquement la technologie nucléaire, cela doit être reconnu » par la communauté internationale. Il a refusé de révéler la teneur des discussions. Interrogé sur l’éventualité que l’Iran annonce sa décision sur le protocole additionnel avant la deuxième semaine de septembre, il s’est contenté de renvoyer la réponse à plus tard. Trois experts juridiques de l’AIEA ont mené la semaine dernière des discussions avec des juristes iraniens afin d’expliquer ce qu’impliquerait la signature par Téhéran du protocole additionnel au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Les résultats de cette mission ainsi que ceux d’une mission d’inspections de l’AIEA seront soumis au conseil des gouverneurs de l’AIEA, qui doit se réunir dans la deuxième semaine de septembre. L’Iran est pressé par la communauté internationale, inquiète que son programme nucléaire civil ne dissimule un programme militaire, de signer le protocole additionnel au TNP, ce qui permettrait à l’AIEA d’effectuer sans préavis des inspections poussées des installations nucléaires du pays. Une partie des conservateurs s’oppose à de telles inspections et prône même un désengagement iranien du TNP en arguant que les agents de l’AIEA pourraient attenter aux intérêts stratégiques et militaires du pays en « fourrant leur nez partout ». M. Assefi a cependant affirmé que les responsables iraniens n’avaient pas de telles inquiétudes : « Nos services sont suffisamment puissants pour ne pas permettre que des gens puissent se livrer à des activités d’espionnage », a-t-il dit.
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Nucléaire Téhéran juge « utiles » les récentes discussions avec l’AIEA
le 12 août 2003 à 00h00
« Les discussions ont été utiles. Nous avons exposé nos positions et ils (les juristes de l’AIEA) nous ont fait connaître leurs points de vue », a déclaré le porte-parole du ministère Hamid Reza Assefi, ajoutant devant la presse que « ce qui importe, c’est la reconnaissance du droit de l’Iran à utiliser pacifiquement la technologie nucléaire, cela doit être reconnu » par la communauté internationale. Il a refusé de révéler la teneur des discussions. Interrogé sur l’éventualité que l’Iran annonce sa décision sur le protocole additionnel avant la deuxième semaine de septembre, il s’est contenté de renvoyer la réponse à plus tard. Trois experts juridiques de l’AIEA ont mené la semaine dernière des discussions avec des juristes iraniens afin d’expliquer ce qu’impliquerait la signature par Téhéran du protocole additionnel au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Les résultats de cette mission ainsi que ceux d’une mission d’inspections de l’AIEA seront soumis au conseil des gouverneurs de l’AIEA, qui doit se réunir dans la deuxième semaine de septembre. L’Iran est pressé par la communauté internationale, inquiète que son programme nucléaire civil ne dissimule un programme militaire, de signer le protocole additionnel au TNP, ce qui permettrait à l’AIEA d’effectuer sans préavis des inspections poussées des installations nucléaires du pays. Une partie des conservateurs s’oppose à de telles inspections et prône même un désengagement iranien du TNP en arguant que les agents de l’AIEA pourraient attenter aux intérêts stratégiques et militaires du pays en « fourrant leur nez partout ». M. Assefi a cependant affirmé que les responsables iraniens n’avaient pas de telles inquiétudes : « Nos services sont suffisamment puissants pour ne pas permettre que des gens puissent se livrer à des activités d’espionnage », a-t-il dit.


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