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Côte d’Ivoire Retour au calme à Bouaké après trois jours de heurts

Le déploiement de soldats français dans la ville de Bouaké a permis de ramener le calme après trois jours d’agitation et de heurts impliquant des éléments de l’ex-rébellion à la suite d’une tentative de braquage.
Des soldats français de l’opération Licorne se sont déployés dans le quartier des banques à Bouaké dès samedi matin après des heurts entre des éléments armés de l’ex-rébellion qui ont fait au moins 23 tués par balles et 37 blessés, selon une source médicale.
Les habitants de Bouaké, la deuxième ville de Côte d’Ivoire et quartier général des Forces nouvelles (FN, rassemblement des ex-rébellions), sont rassurés par la présence française qui, selon eux, a ramené le calme.
« Heureusement qu’ils sont là parce que sinon on ne sait pas ce que l’on aurait fait », estime ainsi Aïcha, une jeune employée.
En dehors du quartier des banques, la vie se déroule normalement dans la ville. Les habitants circulent sans entrave, le marché, bien achalandé, grouille de vendeurs et de clients comme à l’accoutumée.
Les FN avaient invité samedi les civils, qui n’avaient pas déjà fui les combats, à quitter le quartier commerçant où se trouvent les banques, et avaient reconduit samedi soir le couvre-feu de 20h00 à 06h00 (heures locale et GMT) instauré vendredi.
Les militaires français de la 3e brigade mécanisée de Limoges déjà sur place ont été renforcés hier par une centaine de militaires du contingent sénégalais de la force de paix ouest-africaine en Côte d’Ivoire (MICECI).
« Une section sénégalaise est déjà dans Bouaké et une autre est en route, donc environ une centaine d’éléments », a déclaré à Abidjan le lieutenant-colonel George Peillon, porte-parole de l’opération Licorne.
« Ils préparent le terrain et sont à pied d’œuvre en appui de nos éléments » qui sécurisent le quartier des banques à Bouaké, a-t-il précisé. Les chefs militaires des FN se sont réunis hier matin pour préparer une rencontre avec des officiers français de Licorne dirigés par le général Emmanuel de Richousstz, commandant adjoint de Licorne. La réunion doit permettre de coordonner l’opération de sécurisation.
Ironie de l’histoire, la plupart des billets de la succursale de la BCEAO de Bouaké, cible de la tentative de braquage à l’origine des troubles, sont inutilisables, selon plusieurs sources concordantes.
Selon le colonel Renaud Ancellin, qui commande les militaires français à Bouaké, « tous les billets qui restent dans la banque sont perforés donc inutilisables ».
Il a également indiqué que deux agents de la BCEAO s’étaient rendus sur les lieux samedi après-midi pour une première évaluation qui doit être suivie d’une mission plus importante de la banque dans les prochains jours. L’adjudant Antoine Beugré, chargé de la communication des FN, a expliqué que « le système de sécurité a fonctionné après l’incendie (déclenché et maîtrisé samedi matin). Les billets ont été automatiquement perforés ».
Selon les mêmes sources, les braqueurs n’ont eu accès qu’à l’agence commerciale de la BCEAO et aux guichets, mais les coffres, très perfectionnés, sont intacts.
Pourtant, à en croire des témoins, de l’argent frais est tout de même sorti de la banque. Les receleurs, des civils et des ex-rebelles selon ces témoins, se sont littéralement jetés sur les cartes de téléphone et sur les mobylettes, très prisées et relativement rares à Bouaké, tenue depuis un an par les FN.
« Des hommes arrêtaient ceux qui montaient des mobylettes et leur proposaient de fortes sommes pour acheter le véhicule », affirme Ouattara, pompiste.
Le déploiement de soldats français dans la ville de Bouaké a permis de ramener le calme après trois jours d’agitation et de heurts impliquant des éléments de l’ex-rébellion à la suite d’une tentative de braquage.Des soldats français de l’opération Licorne se sont déployés dans le quartier des banques à Bouaké dès samedi matin après des heurts entre des éléments armés de l’ex-rébellion qui ont fait au moins 23 tués par balles et 37 blessés, selon une source médicale.Les habitants de Bouaké, la deuxième ville de Côte d’Ivoire et quartier général des Forces nouvelles (FN, rassemblement des ex-rébellions), sont rassurés par la présence française qui, selon eux, a ramené le calme.« Heureusement qu’ils sont là parce que sinon on ne sait pas ce que l’on aurait fait », estime ainsi Aïcha, une...