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Actualités

Algérie Cent cinquante intégristes armés tués lors d’un ratissage de l’armée

Cent cinquante islamistes armés ont été tués lors d’un ratissage de l’armée qui dure depuis deux semaines dans les maquis des Babors, près de Sétif à 300 km à l’est d’Alger, ont indiqué samedi les quotidiens el-Watan et el-Youm.
Ces journaux, citant des sources proches des militaires participant aux opérations, précisent que ce « premier bilan » a été établi jeudi dernier. Ils avaient donné ce jour-là un bilan de 19 islamistes armés tués dans ces opérations. Les deux quotidiens précisent également que ces hommes tués appartiennent au GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), dont 105 ont été retrouvés « carbonisés » à l’intérieur de grottes, à la suite des bombardements intensifs des maquis par l’artillerie de campagne. Aucune confirmation officielle n’était disponible samedi matin à Alger.
D’autres journaux ne font état que d’une vingtaine d’islamistes armés éliminés par les forces de sécurité dans ce ratissage. Ces journaux indiquent que le GSPC, le groupe armé le mieux organisé dirigé par Hassan Hattab, avait réuni un « congrès » dans ces montagnes « fortement boisées et difficiles d’accès », situées à la convergence de plusieurs maquis. Plusieurs femmes et des enfants, dont des bébés, ont été retrouvés dans des grottes. Ce qui laisserait croire que des islamistes armés vivaient en famille dans ces maquis où une infirmerie était installée.
Le GSPC, qui ne compterait plus que quelque 400 éléments et prétend ne s’attaquer qu’aux forces de sécurité et aux agents de l’État, continue de s’opposer à la politique de réconciliation nationale du président Abdelaziz Bouteflika. Son rival, le GIA (Groupe islamique armé) de Rachid Abou Tourab, serait également en perte de vitesse et ne comprendrait plus qu’une trentaine de membres opérant au sud et à l’ouest d’Alger. Plusieurs groupuscules, ne reconnaissant plus l’autorité d’Abou Tourab, successeur de Antar Zouabri abattu par les forces de sécurité à Boufarik, agissent pour leur compte utilisant les mêmes méthodes sanguinaires et tuant sans distinction les civils et les militaires. Tous ces groupes affirment avoir pour objectif l’instauration en Algérie d’une république islamique basée sur la charia.
Depuis 1992, plus de 100 000 personnes ont été tuées en Algérie dans des violences imputées aux islamistes armés qui ont également fait un million de victimes et provoqué 20 milliards de dollars de dégâts, selon un bilan officiel. Ces violences ont été en net recul cet été, faisant une centaine de morts depuis le début de juillet et quelque 650 morts pour le premier semestre 2003, selon des bilans officiels et de la presse.
Cent cinquante islamistes armés ont été tués lors d’un ratissage de l’armée qui dure depuis deux semaines dans les maquis des Babors, près de Sétif à 300 km à l’est d’Alger, ont indiqué samedi les quotidiens el-Watan et el-Youm.Ces journaux, citant des sources proches des militaires participant aux opérations, précisent que ce « premier bilan » a été établi jeudi dernier. Ils avaient donné ce jour-là un bilan de 19 islamistes armés tués dans ces opérations. Les deux quotidiens précisent également que ces hommes tués appartiennent au GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), dont 105 ont été retrouvés « carbonisés » à l’intérieur de grottes, à la suite des bombardements intensifs des maquis par l’artillerie de campagne. Aucune confirmation officielle n’était disponible...