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Birmanie Aung San Suu Kyi quitte l’hôpital pour une résidence surveillée

L’opposante birmane Aung San Suu Kyi a quitté hier l’hôpital pour son domicile, où elle a été assignée à résidence, pour la troisième fois depuis le début de sa lutte en faveur de la démocratie en Birmanie il y a 15 ans.
« Elle va rentrer chez elle ce soir, mais elle sera effectivement placée en résidence surveillée », a déclaré aux diplomates et à la presse son médecin personnel, le Dr Tin Myo Win, ajoutant : « Ceci m’a été dit par les autorités concernées. »
Mme Suu Kyi, 58 ans, a subi il y a une semaine une importante opération gynécologique dans une clinique privée de Rangoun, probablement une hystérectomie.
La lauréate du prix Nobel de la paix avait été arrêtée le 30 mai, à la suite d’une violente attaque menée par des hommes du régime contre un convoi dans lequel elle se trouvait avec des membres de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dans le nord du pays.
Le médecin a aussi lu un communiqué de Mme Suu Kyi, les premières déclarations publiques de l’opposante en près de quatre mois de silence.
« Je demande spécifiquement que personne n’exprime le souhait de me voir à ma sortie de l’hôpital. Toute personne souhaitant me voir quand je serai chez moi devra faire les démarches nécessaires auprès des autorités », déclare Mme Suu Kyi, dans un texte visiblement destiné à éviter tout débordement.
Quelque 200 partisans de la dirigeante de l’opposition s’étaient réunis devant la clinique et ont exprimé leur joie en apprenant qu’on la reconduisait chez elle.
Mais Mme Suu Kyi est encore loin de la liberté « immédiate et inconditionnelle » réclamée par la communauté internationale et les membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) avant leur sommet de Bali les 7 et 8 octobre.
« C’est un tout petit pas, mais c’est loin d’être tout à fait meilleur et il manque la liberté totale, c’est clair », a estimé un diplomate occidental au sujet de cette mesure, qui était largement attendue.
Le gouvernement militaire birman a décidé que la sortie de l’hôpital de l’opposante était l’occasion d’alléger un peu la pression internationale croissante qui pèse sur lui, sans en faire davantage.
Le chef de file de l’opposition a déjà vécu deux longues périodes d’assignation à résidence, au total de sept ans et demi. Elle avait retrouvé sa liberté de mouvement en mai 2002.
Les alentours de l’avenue de l’Université, où demeure Mme Suu Kyi dans le centre de Rangoun, étaient quadrillés hier par les forces de sécurité et les accès à l’avenue bloqués pour tous hormis les riverains.
Depuis près de quatre mois, aucune source indépendante n’a pu voir Mme Suu Kyi, excepté le Comité international de la Croix Rouge (CICR), à deux reprises, et Razali Ismail, envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu Kofi Annan.
M. Razali est attendu mardi prochain à Rangoun et M. Annan a souhaité qu’il puisse revoir Mme Suu Kyi, une option rendue possible par son renvoi chez elle.
L’opposante birmane Aung San Suu Kyi a quitté hier l’hôpital pour son domicile, où elle a été assignée à résidence, pour la troisième fois depuis le début de sa lutte en faveur de la démocratie en Birmanie il y a 15 ans.« Elle va rentrer chez elle ce soir, mais elle sera effectivement placée en résidence surveillée », a déclaré aux diplomates et à la presse son médecin personnel, le Dr Tin Myo Win, ajoutant : « Ceci m’a été dit par les autorités concernées. »Mme Suu Kyi, 58 ans, a subi il y a une semaine une importante opération gynécologique dans une clinique privée de Rangoun, probablement une hystérectomie.La lauréate du prix Nobel de la paix avait été arrêtée le 30 mai, à la suite d’une violente attaque menée par des hommes du régime contre un convoi dans lequel elle se trouvait avec des...