« Indianapolis est un circuit plus sinueux que Monza et où le rôle joué par les pneumatiques est plus important, c’est pourquoi nous avons une carte importante à jouer pour la victoire au championnat du monde des pilotes », a expliqué à l’AFP Pierre Dupasquier depuis le siège de l’usine Michelin à Clermont-Ferrand. Après le dernier Grand Prix d’Italie, le 14 septembre, Juan Pablo Montoya (Williams-BMW), équipé par le manufacturier français, n’est qu’à trois points derrière son rival Michael Schumacher (Ferrari), chaussé lui de pneus japonais Bridgestone.
« Pour le classement des constructeurs nous aurons sans doute plus de difficultés car la majeure partie des points gagnés par Bridgestone le sera par Schumacher, alors que ceux remportés par Michelin seront dispersés sur plusieurs pilotes très compétitifs », a encore précisé Pierre Dupasquier.
Le Grand Prix des États-Unis devrait revêtir une importance d’autant plus capitale pour Michelin que l’ultime épreuve de la saison se déroulera sur les terres de Bridgestone, à Suzuka, au Japon, le 12 octobre.
Revenant sur les déclarations de Jean Todt, patron de l’écurie Ferrari qui, au soir du Grand Prix d’Italie, laissait planer la menace de demander, « selon la tournure des événements », la disqualification des écuries équipées des pneus Michelin, Pierre Dupasquier s’est dit « étonné d’une telle attitude ».
« Jean Todt laisse entendre qu’il ne portera réclamation contre nous que si Ferrari perd le championnat ce qui est pour le moins curieux », a-t-il précisé.
Mais Luca di Montezemolo s’y est engagé : Ferrari ne poussera pas plus loin ses plaintes contre Michelin et ses partenaires. L’article 179 bis brandi par Jean Todt restera donc dans les tiroirs.
Le patron de Ferrari a déclaré au magazine allemand Motorsport Aktuell que seule l’image du sport avait guidé son choix : « Nous regardons uniquement devant nous. Nous aurions pu déposer une plainte auprès de la FIA après la Hongrie, mais cela aurait causé beaucoup de tort au championnat ; c’est la seule raison pour laquelle nous ne l’avons pas fait. »


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