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Biens-fonds fluviaux Sit-in dans un village du Akkar (photos)

Conformément à la récente décision du Conseil des ministres de démanteler tous les édifices bâtis illégalement sur les biens-fonds fluviaux pour empêcher une réédition des inondations de l’hiver dernier, des excavatrices de la société chargée du nettoyage des rives du Nahr el-Kébir ont entrepris hier de démolir deux murs d’enceinte et un garage bâtis sur l’estuaire du fleuve, dans le village frontalier de Arida, à la frontière libano-syrienne.
Les trois constructions illégales appartenaient respectivement à Badr Salloum, Hekmat Issa et Khodr Issa.
L’opération s’est déroulée sous la supervision du commandant Omar Alkoum, du corps de génie de l’armée, et sous la protection d’une unité de la 9e brigade. Étaient également présents les ingénieurs Georges Rizk et Antoine Abdallah, représentant respectivement le ministère de l’Énergie et de l’Eau et la société adjudicataire.
Arrivée à Hekr el-Daheri, une bourgade dont les habitations et les terrains agricoles ont souvent eu à pâtir des inondations du Nahr el-Kébir du fait des nombreuses atteintes aux biens-fonds fluviaux, l’équipe en charge des travaux de démolition s’est heurtée à un sit-in organisé par le moukhtar, Ali Aziz Ali, à proximité des édifices illégalement construits sur les biens-fonds fluviaux.
Les édifices en question, 7 immeubles abritant près de 80 personnes et 15 magasins commerciaux, ont été bâtis il y a plus d’une vingtaine d’années.
Entourant leur moukhtar, les habitants de Hekr el-Daheri ont scandé des slogans réclamant leur indemnisation.
De son côté, le moukhtar a appelé les autorités à dédommager les occupants des immeubles et des magasins et à leur « accorder un délai suffisant pour en bâtir ou en acheter d’autres ».
Surtout, a-t-il ajouté, qu’il existe une solution de rechange qui consiste à « construire un mur de béton le long de la rive du fleuve pour empêcher les inondations, au lieu de créer une crise sociale atteignant plus de 80 personnes ».
Le moukhtar a conclu son discours en se demandant où se trouvait l’État au moment de la construction de ces édifices.
Le matin, les habitants de Hekr el-Daheri s’étaient rassemblés devant le domicile de l’ancien député Ali Eid, à l’entrée est de la bourgade, pour l’informer de leur refus d’évacuer les lieux.
M. Eid a déclaré qu’« il n’est pas permis de démolir des habitations et des magasins appartenant, pour la plupart, à des personnes déplacées de Tripoli pendant la guerre ».
Les habitants ont cependant commencé à évacuer les lieux en début de soirée à la suite d’un ultimatum de l’armée leur accordant un délai expirant aujourd’hui mardi à 8 heures.
Conformément à la récente décision du Conseil des ministres de démanteler tous les édifices bâtis illégalement sur les biens-fonds fluviaux pour empêcher une réédition des inondations de l’hiver dernier, des excavatrices de la société chargée du nettoyage des rives du Nahr el-Kébir ont entrepris hier de démolir deux murs d’enceinte et un garage bâtis sur l’estuaire du fleuve, dans le village frontalier de Arida, à la frontière libano-syrienne.Les trois constructions illégales appartenaient respectivement à Badr Salloum, Hekmat Issa et Khodr Issa.L’opération s’est déroulée sous la supervision du commandant Omar Alkoum, du corps de génie de l’armée, et sous la protection d’une unité de la 9e brigade. Étaient également présents les ingénieurs Georges Rizk et Antoine Abdallah, représentant...